Auteur : Claire Guérin, Charlotte Piot, Brigitte Lam Kam Sang

Mots clés : aide-mémoire, convoyeur, exposition, évaluation, risques, préconisations, aptitude, formation

Le rôle du convoyeur au regard de la gestion des risques

Le rôle du convoyeur est de représenter le prêteur, de garantir la bonne conservation, la sécurité et la sûreté des œuvres qui lui sont confiées. L’étendue de ses missions peut varier selon les procédures de son institution ou son profil : il peut gérer l’ensemble des opérations de la demande de prêt jusqu’au retour des œuvres, ou quelques séquences, voire une seule, comme le transport ou l’installation des œuvres.

Cet article traitera du premier cas et abordera le rôle du convoyeur du point de vue de la gestion des risques. Confronté à des données ou des situations à risques, le convoyeur prendra en effet la décision qu’il jugera la meilleure pour la conservation des œuvres prêtées. Au cours de sa mission, il aura à identifier les risques, à les évaluer à leur juste mesure, et à proposer des solutions adaptées aux contraintes locales ou au fonctionnement de l’institution emprunteuse.

La perception des risques est partiellement subjective : elle dépend de l’expérience du convoyeur, mais aussi de sa formation, de sa culture et de son tempérament. Il n’est donc pas aisé de normaliser les actions à mener, mais il existe des outils essentiels à la gestion des risques présents et à venir : les conditions de prêt, auxquelles le convoyeur se référera, et des rapports de convoiement, qu’il faut inclure au dossier d’œuvres. Les rapports permettent le contrôle rétroactif des risques ainsi que la transmission des informations aux autres convoyeurs.

Ces outils vont mettre en exergue les nouveaux risques et les solutions mises en œuvre, et ainsi orienter les futures décisions face au développement de nouveaux usages (performances artistiques, selfies ou applications), à la hausse de fréquentation des expositions, auxquels les institutions et leurs agents ne sont pas toujours suffisamment préparés qui conduisent par exemple à systématiser les mesures de protection (vitrines, verres feuilletés, mises à distance…).

Les institutions peuvent créer une fiche récapitulative des différentes tâches à effectuer ou des données à vérifier, qui sera adaptée à leurs conditions de prêt, à leur convoyeur et à la sensibilité des collections.

Le convoyeur devra toujours se poser les questions : Où ? Quoi ? Qui ? Quand ? Comment ? Pourquoi ? Combien ? et faire appel à tous ses sens (vue, ouïe, odorat, le toucher…)

Pour une bonne évaluation des risques et leur maîtrise, le temps est primordial. Le compartimentage des services nuit à la diffusion des informations et retarde les réponses des emprunteurs. Il est donc essentiel de bien préparer sa mission. Nous allons à présent dérouler l’anatomie d’un prêt, en présentant des exemples de gestion des risques.

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Identifier les risques en amont pour anticiper leur gestion

Les pré-requis, le constat d’état

Le convoyeur doit maîtriser les bases de la conservation préventive et la réalisation d’un constat d’état. Il doit connaître les conditions de conservation de sa propre institution et la sensibilité des œuvres qu’il convoie, ainsi que les conditions de prêt. Il devra en effet constater l’œuvre lors de la demande de prêt puis à chaque étape, puis entre 1 et 6 mois après son retour, en cas de non-respect des conditions de conservation demandées par le prêteur.

Le constat d’état initial est déterminant pour évaluer les risques : il permet d’établir des préconisations pour les manipulations, le transport, l’installation et les conditions d’exposition, voire de proscrire le prêt.

Aujourd’hui, il existe une multitude d’applications mobiles qui permettent de regrouper un maximum d’informations (fiches descriptives en plusieurs langues) et de photos pour effectuer un constat d’état minutieux des œuvres. Aussi, face à la difficulté d’établir l’état de conservation réel d’un objet par un simple examen visuel, il sera impératif de réaliser celui-ci en lumière rasante afin d’identifier les zones visibles susceptibles d’évoluer (fig. 1). Le constat d’état peut aussi être un facteur de risque, en effet, il n’est pas rare de constater que deux personnes, sur un même objet, peuvent annoter « très fragile » pour l’une et « bon état » pour l’autre tout réside dans la minutie avec laquelle le constat est réalisé et dans les compétences du convoyeur.

La méthodologie du constat est donc importante : pour un tableau, la superposition des relevés de craquelures à chaque examen ou exposition nous permet d’évaluer la fatigue des matériaux et de prendre des dispositions plus adéquates. Il s’agit aussi d’un document contractuel pour les assurances.

Le choix du convoyeur est aussi essentiel. Il est possible de choisir le convoyeur en fonction de la fragilité des objets, de leur historique de prêt mais aussi du résultat de l’étude du musée emprunteur. Il est celui qui trouve les solutions anticipe au maximum les conséquences afin de réduire les risques (fig. 2).

Le Facility report et son usage

Le facility report est le premier élément d’approche du musée et de son environnement ; il regroupe les renseignements fondamentaux sur le personnel, le bâtiment et son fonctionnement.

L’analyse du facility report et de ses annexes permet d’évaluer les risques liés au lieu d’exposition (climat aux mêmes dates d’exposition de l’année précédente, rapports de contrôles de sécurité, plans d’installation…). En cas de doute ou d’information lacunaire, il peut être adressé un questionnaire complémentaire, voire programmée une visite pour un contrôle in situ, afin de s’adapter aux spécificités du prêt. Lors de travaux de rénovation d’un musée le convoyeur devra s’assurer que la réception des travaux concerne l’ensemble du bâtiment et non pas exclusivement l’étage dédié à l’exposition.

Le Facility report est fondamental dans l’acceptation du prêt car il certifie que l’emprunteur répond aux normes internationales de conservation. Dans le cas contraire, il faudra gérer les risques identifiés. Prévoir le conditionnement climatique d’un tableau si les conditions thermo-hygrométriques ne sont pas satisfaisantes, organiser un transbordement dans un lieu sécurisé si les poids-lourds ne peuvent accéder au musée, ou adapter le cahier des charges des caisses pour pallier le manque d’infrastructures pour l’acheminement à l’intérieur du bâtiment, toutes ces actions font partie d’un éventail de solutions.

Lorsqu’il étudie le Facility report, le convoyeur doit être averti du fait que certaines informations ne sont pas représentatives. En effet, les musées ont des difficultés à respecter les normes internationales drastiques. Par ailleurs, les normes de développement durable conduisent à accepter des points de consignes plus larges (50% HR+/-10%). Or ces valeurs, même sans variations importantes et rapides, peuvent être dommageables pour les œuvres sensibles si elles ne sont pas conditionnées en conséquence. Le convoyeur analyse et interprète les relevés thermo-hygrométriques, vérifie que toutes les valeurs sont communiquées, pas seulement les valeurs moyennes, et qu’elles correspondent au lieu d’exposition (notamment en présence de plusieurs machines régulatrices). Il peut regarder le positionnement des sondes, des sorties et rentrées d’air lors de son contrôle.

Ce travail de contrôle sera mené pour toutes les étapes d’une itinérance, dès la première demande, afin de pouvoir anticiper l’ensemble des risques.

L’étude des plans d’installation et les demandes d’aménagement

Grâce aux plans d’installation de l’exposition, le convoyeur se familiarise avec l’espace d’exposition et identifie les risques liés à la scénographie, comme le parcours des caisses, le parcours du public, ou celui du personnel avec du matériel. On prendra notamment soin qu’un objet ne soit pas installé à proximité d’un monte charge ou d’une porte réservée au personnel et à la maintenance. On examinera également le cahier des charges des vitrines et les plans correspondants ainsi que les fiches techniques des matériaux. On prendra soin de vérifier que tout a été prévu pour minimiser les risques : structure antivibratoires, système de fixation, matériel de levage, quantités adéquates des matériaux tampons et de charbon actif pour les vitrines conditionnées, durée de vie des piles des outils de contrôle thermo-hygrométrique et de sureté….

Le risque sera ainsi mieux maitrisé, car il ne sera pas toujours possible d’obtenir un aménagement ou un changement de place lors de l’installation. Par exemple, l’étude du plan d’une exposition fit apparaître qu’une niche avait été créée en occultant une fenêtre avec un panneau de MDF 8 mm créant un milieu très instable d’un point de vue climatique. Le plan d’accrochage a pu être modifié, et les objets en bois peint, particulièrement sensibles, déplacés dans une vitrine plus adaptée.

Le rétro-planning de l’exposition

L’étude du rétro-planning permet de vérifier si les temps de séchage des constructions peintes sont suffisants, ou d’estimer la durée d’installation nécessaire. En fonction des risques propres à chaque prêt, cela conditionne les dates d’arrivée des œuvres. Il est préférable de convoyer un dessin au dernier moment, afin de pouvoir mesurer l’éclairement, mais il est judicieux de prévoir quelques jours de marge dans le cas d’une installation en vitrine, au cas où il y aurait eu une erreur dans les dimensions. Planifier son arrivée lors d’un jour ouvrable facilitera l’inspection des installations, de l’organisation de la surveillance ou des procédures d’entretien.

La préparation des œuvres pour le transport et l’installation

De nombreux risques peuvent être réduits par la préparation des œuvres. Une huile sur toile encadrée avec une protection face et revers sera mieux protégée de la poussière, des salissures, des postillons, des risques d’enfoncements et de déchirures, des variations hygrométriques, des vibrations, des chocs. Le choix des interventions dépendra donc des risques identifiés : sensibilité des collections, fragilités, nature du transport, destination etc.

Lorsque les socles et les montages sont exécutés à l’avance, les conditions sont également bien meilleures et mieux maîtrisées. On s’assurera que le convoyeur ait bien été informé des manipulations. Lors du montage, le recours à la vidéo est une aide précieuse surtout lors de la désinstallation qui survient après plusieurs mois. Il est alors difficile d’évaluer la résistance et les mouvements à effectuer car l’objet a pris sa place et une position plus appuyée dans son support.

Le transport et le cahier des charges des caisses

La présence du convoyeur doit être exigée pour toutes les étapes, car le transport constitue le moment où l’on rencontre le plus d’impondérables. L’avion ne sera choisi qu’en cas de nécessité, les risques liés aux transbordements et leur nombre étant variable en fonction des aéroports, en effet, l’augmentation des sous-traitants accroit de manière conséquente les transbordements et donc les risques. Cependant,  le transport par camion engendre également des vibrations et des mouvements à risques qui doivent être pris en compte dans le cahier des charges des caisses et le plan de chargement.

Connaître les procédures liées aux différents modes de transport, aux pays traversés, les procédures de sécurité correspondantes, permet d’anticiper les risques. Ainsi, si le convoyeur n’est pas autorisé à assister à la palettisation, il faudra organiser une délégation à une personne habilitée connue.

Le moyen de transport, la saison, les œuvres et leur état, déterminent le cahier des charges des caisses. La possibilité de voir rapidement l’objet, sans avoir besoin de le toucher, sera utile pour les contrôles en douane mais aussi pour constater son état après le transport ; par ailleurs emballer les mousses d’une caisses de transport plutôt que l’objet réduit les manipulations donc les risques de dommage. L’emballage favorisera aussi au maximum l’autonomie du convoyeur, en cas d’urgence.

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Évaluer les risques en situation et adapter ses décisions

L’emballage

Le convoyeur devra connaître les emballages et le conditionnement des œuvres afin d’évaluer rapidement les risques en cas d’incident durant le transport, et éventuellement de changer de procédure.

Dans l’idéal, le convoyeur supervisera la fabrication des caisses écrin à cause de la répétition des manipulations et des risques d’abrasion. Aujourd’hui, plusieurs grandes entreprises ont investi dans des équipements de découpe de mousse 3D, ce qui réduit de façon conséquente les manipulations des objets. Il préparera une notice avec des photographies ou des vidéos des étapes de l’emballage et du déballage. Il assistera à l’emballage afin de veiller au respect du cahier des charges, après avoir procédé aux contrôles suivants : acclimatation de la caisse, constat d’état, conditions thermo-hygrométriques et propreté des lieux, afin d’éviter que les matériaux d’emballage, électrostatiques, ne se chargent de poussière. Cela créerait en effet un risque d’abrasion pendant le transport à cause des vibrations. Il indique ses préconisations et peut demander des aménagements de dernière minute, comme la pose de petites cales en mousse au cas où il y aurait un espacement entre l’objet et les calages de la caisse, pour limiter les risques de vibration. Il posera des scellés et s’assurera que les caisses soient correctement entourées de film étirable. Il profitera de cette étape pour vérifier son matériel et son dossier de convoiement. Son objectif sera de garantir son autonomie et d’avoir tous les éléments en main pour évaluer les risques, mais aussi pour argumenter et justifier ses décisions. Il ne faut pas oublier qu’une fois la caisse fermée, il sera le seul à connaître l’œuvre, son état et sa disposition dans la caisse.

Le transport en camion

Il est possible de dresser une check-list des éléments à contrôler avant tout chargement, notamment l’état du camion, des suspensions, de la climatisation et du matériel (roues pneumatiques des chariots, rallonges pour brancher la climatisation en cas de stop la nuit, visseuse, extincteur…). En tout premier lieu, le convoyeur s’assurera que les spécificités et le tonnage du camion correspondent à ce qui a été prévu afin d’éviter, entre autre, les difficultés à l’arrivée chez l’emprunteur. En cas de défaut constaté, il prendra une décision à propos. Il peut emprunter un camion avec des suspensions inadaptées pour un trajet court, à condition de demander à réduire la vitesse et de placer la caisse sur des plots de mousse. En revanche, il exigera un autre camion si le trajet est plus long et si les œuvres sont en sécurité (caisses entreposées dans un musée, entrepôt sécurisé etc.)

Il surveillera ensuite le chargement, s’assurera que les caisses ne sont pas gerbées et que tous les objets présents dans le camion sont, eux aussi, correctement sanglés, en respectant le plan de chargement (fig.3) qu’il aura préalablement étudié afin de s’assurer que la surface utile est suffisante pour accueillir le chargement et le matériel du camion et que l’espace de circulation a été pris en compte pour faciliter les contrôles (plan de chargement B).

Pour les transports en véhicule léger, il sera attentif au respect de la charge utile pour éviter tout risque d’immobilisation du véhicule lors des contrôles routiers. Il vérifiera et pointera l’ensemble du chargement en cas de groupage, afin d’éviter le risque que le camion reste bloqué à un contrôle en douane. Il se réserve le droit de refuser le chargement des caisses si les conditions de prêt ne sont pas respectées. A la fermeture du camion, il fera poser des scellés sur le cadenas de fermeture des portes du camion.

Le transport en avion

L’établissement du plan de chargement lors de la préparation du transport permet d’évaluer l’espace nécessaire aux caisses et d’anticiper les risques en préparant du matériel par exemple. C’est aussi le moment où il faudra s’assurer du bien fondé d’une palette exclusive ou d’une palette de marchandises partagées ; ainsi que de la pertinence de l’exigence du sens du vol.

Si les conditions de sécurité de l’aéroport l’autorisent, le convoyeur supervisera la palettisation, en respectant les consignes en vigueur et en faisant preuve de diplomatie. Il ne faut pas oublier que sa présence est simplement tolérée, et que le superviseur du transporteur reste son interlocuteur principal. Il regardera l’agencement et le calage des caisses, la pose des sangles, d’une protection plastique, de l’araignée afin d’éviter un déplacement pendant le vol. Il notera le numéro de la palette. Si des marchandises sont placées à proximité immédiate des caisses, il doit s’enquérir de leur nature (dangerosité, produits périssables…) afin d’éviter que la palette soit soumise à des conditionsthermo-hygrométriques inadéquates, ou déballée sans la présence du superviseur, voire placée en quarantaine. Il convient toutefois de faire en sorte que la palette soit suffisamment chargée, car sinon elle pourrait se déformer : elle se fixerait mal sur les systèmes de sécurité de la soute et obligerait les responsables du chargement à sauter dessus pour l’enclencher.

L’arrivée des caisses et le contrôle des installations de toute nature

À l’arrivée au musée, le convoyeur vérifiera le parcours des caisses, déjà étudié grâce au Facility report, ainsi que les conditions de stockage. Si certains data-loggers permettent, grâce aux applications téléchargeables sur Smartphone ou tablette, de mesurer en temps réel l’acclimatation des caisses et de diminuer sa durée, le convoyeur prévoira dans son planning le temps nécessaire au contrôle des installations avec les responsables des différents départements (sécurité-sureté, maintenance…). L’évaluation des risques sera effectuée en fonction des conditions de prêt et de la sensibilité des œuvres, et pourra aller des salles d’exposition et des dimensions de la vitrine à l’éclairage de sécurité, en passant par les filtres de la climatisation ou le plan de sauvegarde.

Le convoyeur doit rester cohérent dans son inspection : au niveau de la sureté-sécurité c’est l’ensemble du bâtiment qu’il faut vérifier ; au niveau de l’éclairage ce sont les œuvres convoyées et leur environnement proche.

En présence d’éclairage naturel, il faudra par exemple prendre des mesures à différents moments de la journée. Dans le cas où l’éclairage nécessaire à la vidéosurveillance de nuit illumine une œuvre sensible, il faudra demander à ce qu’elle soit déplacée, ou demander la modification de l’orientation du spot.

Visiter les salles pendant les heures d’ouverture permettra d’évaluer les risques liés au comportement du public et à l’usage des outils mis à leur disposition (audio guide, tablette…). Il sera ainsi possible de demander des aménagements complémentaires ou de mettre en place des procédures adaptées aux habitudes et aux moyens du lieu. Par exemple, dans un petit musée non climatisé, une consultation avec les techniciens du musée a débouché sur une nouvelle procédure de renouvellement de l’air,  qui grâce à la mobilisation de l’ensemble du personnel a permis d’éviter l’ouverture des fenêtres des salles d’exposition.

L’inspection des salles d’exposition doit mobiliser tous les sens du convoyeur, afin de détecter tous les risques potentiels : odeur de peinture récemment posée, frisure des étiquettes des caisses de transport, infestations, sorties d’air, cimaises soumises à des vibrations, mises à distance inadaptées…

Les socles et vitrines seront examinés et testés à vide, afin de déterminer le matériel et les équipes nécessaires. Les dimensions indiquées dans les plans devront être vérifiées : une vitrine rallongée peut engendrer une perte de stabilité. Si le convoyeur identifie un risque de choc et de vibrations en cas d’affluence non pris en compte lors de la préparation, de l’étude des documents, et que l’objet prêté est fragile, il pourra être conçu assez facilement un double socle antivibratoire ou l’ajout d’une simple barre au sol. Quelques millimètres d’espacement suffisent pour que cela soit performant et discret. En outre, le temps de séchage peut être court, car il n’y a pas de contact direct avec l’objet. Les vitrines conditionnées avec un matériau tampon seront contrôlées avant l’installation de l’objet.

Dialoguer avec le responsable de l’installation permettra aussi de connaître les méthodes et les compétences des techniciens, et éventuellement de choisir son équipe. Le convoyeur pourra ainsi commencer à communiquer ses préconisations, afin de s’assurer qu’elles seront viables pour le musée et surtout, suivies. Les incompréhensions constituent en effet l’un des principaux facteurs de risque lors des installations.

Lorsque le convoyeur aura constaté que les conditions de prêt sont respectées, il pourra autoriser le déballage.

Le déballage, le constat et l’installation

L’espace de travail doit être propre, organisé et à l’abri des passages, avec le matériel nécessaire (mousses, lampe, tables stables recouvertes d’une protection neuve…). Le convoyeur pourra demander un périmètre de sécurité si l’œuvre reste sur une table ou une vitrine avant son installation définitive. Dans l’idéal, chaque œuvre est déballée, constatée et installée immédiatement ; il est possible de faire une exception dans le cas de l’accrochage d’un mur, si tous les convoyeurs sont présents et s’il est possible d’effectuer toutes les opérations dans le temps imparti.

A l’ouverture de la caisse, l’examen immédiat de l’œuvre permet de constater un éventuel changement d’état durant le transport avant toute manipulation. Ce sera l’occasion de donner les consignes de déballage.

Le convoyeur assiste à la fermeture des caisses vides et vérifie que tous les éléments de l’emballage et que toutes les vis ont été remises en place.

Après la signature du constat d’état contradictoire, l’installation peut avoir lieu. Le convoyeur devra trouver un compromis entre les risques connus, habituels, et l’expérience des équipes sur place. Le dialogue sera toujours fructueux pour minimiser les risques lors du déroulement des opérations et pour le suivi de l’exposition. Ainsi, le système de sécurité sera choisi et répertorié, voire jugé inutile, selon le poids et les dimensions de l’œuvre ainsi que la hauteur d’accrochage, mais aussi les habitudes des équipes, afin de faciliter le décrochage en cas d’évacuation d’urgence. Les peintures sur toile doivent avoir un axe de gravité à 90° afin d’éviter tout risque de dégradation ; cela peut être réglé avec des mousses de calage. Les mousses ont d’autres avantages : elles isolent le dos des œuvres encadrées, permettent la circulation de l’air, atténuent les vibrations du bâtiment et les chocs et en cas de sinistre par inondation, elles réduisent les risques de dommage.

Après l’installation, le convoyeur effectuera encore une série de contrôles : éclairage, fermeture sécurisée des vitrines et cache des vis, mises à distance, visuel des caméras depuis la salle de sécurité. Il s’assurera que toute intervention à proximité des œuvres (pose de cartels ou de citations, retouche de peintures…) sera effectuée en sa présence. Il doit faire des photos des œuvres installées et avoir tous les éléments pour remplir le rapport de convoiement avant son départ.

En fonction des conditions de prêt du prêteur qu’il représente, il effectuera une visite des salles d’exposition avec les personnes responsables de la sécurité, des visites guidées, de la maintenance, afin de donner des consignes de conservation. Il s’enquerra des procédures de formation internes, notamment en période de congé. Enfin, il doit s’assurer de la bonne conservation des emballages, les faire filmer pour les protéger de la poussière et des risques d’infestation, et vérifier le lieu de stockage.

Le suivi durant l’exposition

De nombreux risques peuvent être réduits grâce au suivi durant l’exposition. Le convoyeur aura donc transmis toutes les informations nécessaires à la surveillance des œuvres et rappelé qu’il faut prévenir le prêteur en cas d’incident. Il demandera à recevoir régulièrement les rapports de la veille sanitaire ainsi que les relevés thermo-hygrométriques, qu’il étudiera. Il sera particulièrement attentif aux valeurs et aux fréquences de variations thermo-hygrométriques responsables de la fatigue des matériaux.

Les liens qu’il aura su tisser avec les techniciens sur place favoriseront la recherche des solutions à distance.

La préparation du transfert ou du retour des œuvres

Contrairement aux idées reçues, la désinstallation peut se révéler plus complexe que l’installation : le convoyeur n’est pas toujours le même, et il est souvent seul pour examiner les changements d’état. Il devra donc étudier le rétro-planning, les derniers relevés thermo-hygrométriques du lieu d’exposition, se familiariser avec les constats d’état, les supports et leur fiche technique et le rapport du convoiement aller, afin d’anticiper la gestion des risques.

Si le niveau d’humidité relative n’est pas adéquat lors de l’étude des relevés thermo-hygrométrique de la semaine précédant le transport, il lui faudra trouver une solution, car cela risque de rendre l’objet plus sensible aux vibrations durant le transport. Il devra faire preuve, à toutes les étapes, de la même organisation et de la même vigilance que pour l’installation. En cas de dommage, il devra remplir un dossier pour l’assurance.

En cas de transfert, il relira le Facility report du nouveau lieu, ainsi que le planning. Les délais, ainsi que les coûts, encouragent bien souvent la mutualisation du convoiement pour le transport, il conviendra donc de s’assurer de la bonne transmission du dossier, et d’être présent au moins pour la désinstallation, l’emballage, le déballage et l’installation. Le convoyeur du transfert n’aura en effet pas la même expérience, les mêmes habitudes et surtout, pas le même niveau d’information.

Enfin, lors du retour des œuvres, si un incident est survenu au cours du prêt, le convoyeur programmera une surveillance de l’œuvre et le consignera dans le rapport de convoiement. Celui-ci permettra une meilleure connaissance des risques liés à ce prêt, et une meilleure maîtrise des risques futurs.

La mutualisation

Un monde sépare la théorie du guide du convoyeur avec la pratique.

Dans la réalité, le contrôle de toutes les étapes est chronophage, compte tenu du temps de préparation et d’installation qui nous est imparti. Il ne faut pas oublier que les intervenants (transporteur, transitaire, emballeur..) sont eux aussi submergés de travail car les expositions temporaires sont programmées aux mêmes dates, dans le monde entier.

Lorsqu’un convoyeur a la responsabilité d’un grand nombre d’œuvres (parfois 60 ou plus), on introduit une « standardisation » des consignes et des manipulations, qui ne permet pas de cibler les réels risques des objets transportés. On entre alors dans un système de plan d’urgence : il devient nécessaire d’établir des priorités et de faire des compromis.

Aussi les musées n’ont pas toujours suffisamment de convoyeurs pour répondre à toutes les demandes de prêts et doivent appeler en renfort des prestataires extérieurs. Le convoyeur n’a pas toujours pu assister à l’emballage ni fait le constat d’état, au mieux il a des photos et la copie des constats pour se familiariser avec les œuvres en mouvement.

S’agissant de mutualisation il est rare que le convoyeur ait accès à ce type d’information. On est alors dans un système de supervision que l’on pourrait qualifier de : à risque. Il ne faut pas oublier qu’un des rôles du convoyeur est de pouvoir organiser et mettre en place des interventions ou des actions en cas de problème, d’accident, de contrôle douanier…. Comment peut-on être réellement performant avec un colisage et la seule vision extérieure d’une caisse de transport ?

 Un cas particulier : le convoiement en cas de crise sanitaire

Depuis l’arrivée de la crise sanitaire les musées et les transporteurs ont cherché des solutions pour pallier au problème de convoiement. La mutualisation est désormais privilégiée. Elle résout les contraintes liées aux règles sanitaires pour le transport et les problèmes économiques déjà existants.

Nous entrons dans l’air de la «visio-mutualisation» : cette méthodes qui consiste à « suivre » les étapes du convoiement à travers un moyen numérique,  réduits les coûts de déplacement mais mobilise le personnel du musée ou des intervenants extérieurs. Elle demande une organisation importante, difficile à mettre en œuvre et souvent décevante au niveau des résultats. La visualisation par caméra, tablette, téléphone ne peuvent pas remplacer un « visuel humain à  360° ».

Comment mobiliser tous les sens du convoyeur dans ces conditions ? Il y a une perte importante d’informations. Il est difficile de pouvoir faire une vérification correcte du séchage de la peinture d’une vitrine ou d’avoir une interprétation et de proposer des actions instantanées convenables au niveau des conditions de conservation. En fonction des moyens techniques, de la qualité de la connexion, la communication avec les équipes sur place peut s’avérer difficile.

En période de crise, le convoiement camion se transforme en supervision de chargements et de déchargement des camions ou des palettes par des personnes différentes. On tombe dans le problème de la sous-traitance, du compartimentage des taches et de la perte d’information.

Le retour à la vie normale et la réouverture des musées vont entrainer un afflux de visiteurs dans les expositions temporaires. Va-t-on pouvoir garder le comptage des restrictions sanitaires qui augmentent les temps d’attente et la fatigue des visiteurs ? Va-t-on retourner à des jauges à risques ?

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En conclusion, il faut rappeler que si le rôle du convoyeur diffère selon les conditions de prêt de son institution et la nature des œuvres prêtées, il existe toutefois une base de travail commune : connaître et comprendre les actions à mener pour anticiper la gestion des risques. Lors de la préparation de la mission, il est essentiel de rechercher les informations, mais également de faire preuve de discernement et d’adapter sa décision à la situation donnée.

Ainsi, le convoyeur aura tout intérêt à se placer « dans la peau » de l’emprunteur afin de trouver des compromis applicables, et en cas de doute face à l’identification d’un nouveau risque, il devra faire confiance aux professionnels présents. A son retour, il vérifiera les actions menées auprès de techniciens de confiance pour se projeter sur le convoiement suivant.

Avec la crise sanitaire la durée des expositions temporaires à venir est allongée parfois, elle peut être multipliée par trois. Faute de budget, les œuvres en prêts temporaires seront confiées à plus long terme à la garde du musée emprunteur. Quelles mesures adopter pour des œuvres comme les documents graphiques qui ont une durée d’exposition réduite par an ?

La conservation préventive des œuvres inciterait à garder les œuvres restent à demeure mais le développement durable impose que ce soit les œuvres qui se déplacent pour aller à la rencontre de visiteurs étrangers et réduire l’empreinte carbone.

Les nouvelles procédures de contrôles de la conservation des œuvres en prêts durant la crise sanitaire vont sans doute changer l’organisation des convoiements et le rôle du convoyeur.  Mais il ne faudrait pas généraliser l’utilisation des applications de convoyeur virtuel en éliminant tout convoyeur afin de réduire au maximum les coûts. En effet ces nouvelles pratiques décuple le temps de préparation et de suivi. Et cette  évaluation réduite des risques encourus  par les œuvres d’art peut à court et moyen terme se révéler beaucoup plus « coûteuse » pour la conservation des œuvres.

Compte tenu des restrictions sanitaires, il faudra sans doute être beaucoup plus attentif en amont aux propositions de scénographie notamment au niveau du parcours des visiteurs et sa fluidité pour éviter des situations à risque. Investir dans des matériaux et des vitrines qui seront en adéquation avec la conservation des œuvres, trouver des compromis pour que ces aménagements soient réutilisables. Revoir  les attributions de budgets et les temps de préparation des œuvres. La crise sanitaire perturbe les habitudes, il faudra donc miser sur une protection plus adaptée et rigoureuse des œuvres afin de minimiser les risques liés aux nouvelles consignes de renouvellement de l’air qui complexifient le maintient des conditions de conservation des œuvres.

La solution la plus viable semble la création d’un réseau et le recrutement judicieux de professionnels « superviseurs » compétents, indépendants des musées emprunteurs. L’établissement de nouvelles procédures afin de préparer au mieux les dossiers d’œuvres pour des collaborateurs qui ne connaissent pas les œuvres et créer des habitudes de travail communes. Pour cela les nouvelles applications seront un outil précieux pour la récolte et la transmission rapide des informations.

L’investissement dans des outils de contrôles de plus en plus performants (géolocalisation, thermo-hygrométrique, taux d’éclairement, sureté, vibrations-chocs.. ) et la formation du personnel pour leur utilisation et leur maintenance permettra de compléter les rapports des collaborateurs internationaux et d’évaluer au mieux les conditions de conservations « subit » par les œuvres. Il ne faut, toutefois, pas oublier que l’utilisation de ces équipements de contrôle sont parfois proscrits pour des questions de sécurité.

Cependant pour des catégories d’œuvres « sensibles », la présence d’un convoyeur expérimenté « clou à clou » qui saura détecter les risques, apparaît la solution la plus efficace pour réduire les risques et assurer la bonne conservation des œuvres. Espérons que les assurances sauront retrouver leur niveau d’exigence après la crise sanitaire.

Investir dans la préparation des œuvres (encadrements, antivibratoires, supports, vitrines…), ne pas se perdre dans les compromis, trouver des solutions réalistes et bannir les « non dit » afin d’avoir de meilleurs atouts et une meilleure transparence est la clef pour pouvoir faire évoluer les méthodes de contrôles de la conservation des œuvres en prêts.

Le convoiement reste une opération délicate. Il n’y a pas de normes, de solutions toutes faites  pour un problème donné, il faut pouvoir avoir tout en main pour analyser, comprendre les phénomènes qui sont en jeu, pour trouver des solutions tout en anticipant les conséquences.

Figure 1 :

A : Lumière incidente B: Lumière rasante

© Claire Guérin

Figure 2 :

© Claire Guérin

Figure 3 :

© Claire Guérin

Remerciements : Malek Zeggout, Laura Resina, Alberto Peinado, Jaimie Sutherland, Reyes Jiménez-Garnica,  David Gonzalez, David Bernabé, Adam Payne, Christian Muñoz.

Conservateur-restaurateur de peintures, Claire Guérin travaille pour des collections particulières. Maîtrise de sciences et techniques, spécialisation en peinture contemporaine et diplômée en 2004 du master II de conservation préventive des biens culturels.

Charlotte Piot est, depuis mai 2015, régisseur des expositions au Petit Palais, musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris. Etudes en histoire de l’art et archéologie, DEA  en lettres modernes et diplômée en 2004 du master II de conservation préventive des biens culturels.

Brigitte Lam Kam Sang, conservateur en chef du patrimoine, responsable du patrimoine religieux et civil de la ville d’Aix-en-Provence, diplômée en 2004 du Master II de Conservation préventive des biens culturels. Conservateur délégué des Antiquités et Objets d’Art du département des Bouches-du-Rhône. 

Bibliographie

Ashley-Smith Jonathan, Risk Assessment for object conservation, Londres, Butterworth-Heinemann, 1999

Bergeaud Claire, Les prêts au regard de la conservation préventive, un exemple d’étude au Musée Picasso , Mémoire de DESS de conservation préventive, Université de Paris I, 1999

Biron Marina, Guérin Claire, « Les caisses de transport : évolution et perspectives » In Retours d’expérience et regards rétrospectifs : 6ème colloque organisé par l’Association des Restaurateurs d’Art et d’Archéologie de Formation Universitaire (ARAAFU), Cité de l’architecture et du patrimoine, Palais de Chaillot, 26, 27, 28 novembre 2014

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Author : Claire Guérin

Claire_guerin@icloud.com

Abstract :

With the increasing number of temporary exhibitions devoted to Pablo Picasso, the specifications of a transport crate have become a crucial point in the preservation of works on loan.  Today, the performances of the crates allow to control the thermo hygrometric changes, the absorption of vibrations and the shock resistance in order to preserve as much as possible the works painted on different supports during transport. However, it remains very difficult to assess the actual condition of the works at the time of transport. Indeed the fatigue of the materials which causes the breakage of the pictorial layer remains delicate to appreciate with the naked eye.

In this context, the importance of the courier’s qualification is essential for the quality of a crate to be effective because it is necessary to have knowledge of the work, the risks related to the materials used, its condition, its loan history and an understanding of the specifications of the transport crate in order to optimize the quality of its handling.

Also, the importance of monitoring the health of the exhibition site when repackaging works is paramount. Today we are confronted with the dangers of the mutualisation of convoys, the frequency of loans, the constraints of competitive public procurement, subcontracting and compromises. The implementation of « personalised » training and procedures remains a challenge for the preservation of works.

Keywords: crate, courier, handling, exhibition, training, climatic frame

The temporary exhibition :

According to Jonathan Ashley-Smith, the risks are four times greater for an object that travels than for an object that remains permanently exposed. They occur during transport, on a repetitive, cumulative, or sudden basis: rapid climate changes and unsuitable or even extreme climates, mechanical shocks, vibrations…

Is Picasso still a victim of his success? seventy one  Picasso exhibitions opened around the world in 2017.

We have seen an acceleration of diffusion in recent years; the works are in constant movement. Especially the favourite works that do not have time to go home to rest.

We have entered into a partnership system, for mass loans, and the time of preparation and intervention is increasingly limited between each exhibition.

We are also witnessing a cultural change, with permanent collections becoming « temporary collections » within the museum to make them more attractive. This implies internal movements that become dangerous depending on the structures and availability of the teams.

The technique of works in movement :

 Picasso mixed in his paintings oil paint, glue, wax, standolies, gouache, ink, watercolour, charcoal pastel, felt pen, wax pencil… on different types of supports.

He used ready-to-use canvas, which had initial tension defects, industrial preparations that he « redesigned » with various primers, coloured, lean or fatty preparations, with or without respect for the rules of fat on lean.

There are pictorial layers with complex stratigraphy, executed under sometimes extreme environmental conditions, as well as the reuse of painted canvases at various levels of drying and fouling. He sometimes reworked on incomplete pictorial layers.

 The alterations :

This execution history influences the state of conservation of the works and can lead to physico-chemical reactions during the movement of the works on loan.

In addition, there is the history of storage and presentation conditions as well as the history of loans.

During the movements we must take into account the alterations such as open cracks, the risks of cleavage of the thin pictorial layers on fatty preparations, the loss of plasticity from pictorial layers with Standolies, the pictorial layers which are still deformable and sticky……

The preparation of the works :

Many risks can be reduced by preparing the works. The choice of interventions depends on the risks identified: sensitivity of the collections, fragility, nature of transport, destination, etc.

It should also be taken into account that restoration interventions can create a change of state in the support and the pictorial layer. They can generate new sensitivities like the sensitivity of acrylic products at 10°C and unknown risks.

With regard to the movement of works, we must establish procedures to save time in an era of « shortcuts ». Indeed, for risk assessment and control, time is of the greatest importance. Anticipating the actions to be taken therefore makes it possible to « control » the risks identified and reduce the « unforeseen » ones. The compartmentalization of services and outsourcing hinder the dissemination of information. It is therefore essential to prepare your mission well.

A successful movement thus requires the transmission and sharing of information, so that everyone is aware of the different parameters to be mastered and can choose the right decisions.

Errors reported in exposure reports, particularly when there has been no damage, increase the list of known risks.

Risk assessment :

If we study the « nail to nail » manipulations of an object on loan, distinguishing three stages: the choice and preparation, the conveying with the installation and the uninstallation with the return of the works to their museum; we have on average forty-five manipulations of the object without cash register and fifty-five manipulations of the object in its case.

When the exhibition travels to several places of reception, and travels by air, it is necessary to take into account the multiplication of operations, due, for example, to the failure of the load in different airports concerned and their security rules, the nature of the accesses or the « filling rate » of the storage spaces (warehouses, rooms or museum reserves).

To install a painting, we sometimes have to work with six or seven different teams: transport, unloading and transfer to the rooms, unpacking, presentation for the situation of the work presented, and its installation. Each time the recommendations must be repeated.

When we organise a movement of the art work, we have to ask ourselves the right questions:

 What?, Where?, When?, How?, Who?, Why?  How many?

The condition report :

Before drawing up the specifications of the crates, knowledge of the works, their state of conservation and their health requirements is essential.

The preliminary condition report will thus make it possible to evaluate the fragilities likely to evolve and to determine the gripping areas useful for the handling of the works.

It is carried out in raking light to facilitate the identification of « visible » areas that are likely to change examination. However it still very difficult to establish the actual state of conservation of an object with a simple visual.

Moreover each examiner has his or her own interpretation of a visual aspect of the condition of a painting and many parameters can influence this interpretation sometimes even with the same examiner.

The fatigue of the materials :

It remains difficult to really know the condition of the object and to assess the fatigue of the materials used in the work and the restoration products when the measuring devices are not reliable and the information provided by the museums is not always representative of the real situation that the works are undergoing.

 What about the verification of the effectiveness of assembly and hanging systems and the geographical location of works that can create micro-vibrations and cause mechanical damage to works?

The loan history is fundamental, as it identifies the risks already incurred. Hence the importance of reports in order to be able to register the invisible that can become visible.

The study of previous findings will shed light on the fatigue of materials: the suspicion of a passage from a pictorial layer of plastic to a state of rupture may lead to classifying a painting as one of the most sensitive, even untransportable, objects in a collection.

New control devices with multiple applications (safety, HR, T°, vibration…) and data that can be downloaded to mobiles are available on the market, but if they can be used for the loan of one or two works, what about « mass » loans?

They have a cost of purchasing price, maintenance and significant updates.

The real life :

If we look behind the scenes of temporary exhibitions, we realize that the stress suffered by works of art is exponential: in addition to the traditional risks during handling and transport, there is now also the new marketing management of audiences: the « spontaneous » influx due to tour operators, artistic performances, selfis, audio guides…

In addition, whether during installation or during sanitary surveillance: Can we really assess the condition of an object when there are four hundred works to be inspected, with or without a weekly closing day?  It’s a repetitive and exhausting job.

The crates :

The perception of the risks incurred by a work is subjective; it is a question of situating oneself accurately, without under- or over-evaluating them. However, for many, « when you say crate, you mean protection » and vigilance is slackening.

Today we have a multitude of packaging techniques that can be used: stamping, cardboard box, wooden box, basic box, counter box which can have a double thermal insulation.

The possibility of quickly seeing the object without having to touch it will be useful for possible customs controls but also to check its condition after transport. This will be an opportunity to give unpacking instructions for sensitive works.

The materials of the thin thermo-reflective insulation type allow us to improve the insulating qualities of the boxes with a consequent benefit in volume and weight. It also facilitates the re-use of crates for extreme conditions.

The transport:

The use of control tools guides us on the actual levels of protection to be provided for works of art.

In air transport, the largest peaks recorded by vibration detectors occur during pallet handling and transfer, from the freight area to the tarmac and vice versa. Then come the takeoff and landing. Peaks are not very important during the flight.

In truck transport with pneumatic suspension, the peaks are mainly located during carriage or pallet truck movements and during loading and unloading.

In contrast, a complete air suspension absorbs shocks but tends to accentuate oscillatory movements type Z that can induce damage to works (for example, the relaxed canvas support of a painting can hit the crossbar of a stretcher or the mounting of works on paper can come off).

In this case the use of the inclined crate allows us to absorb this oscillatory motion.

Transport is the time when the most imponderables are encountered.

It must be ensured that the work protocols set by the company correspond to the recommendations.

Habits are indeed very difficult to change, especially without the presence of a courier.

It is difficult to control all operations where there is an increased growth in the outsourcing of operations and constant changes in security measures.

We must study the course of the works well.

The specific request for equipment:

It will be useful to specify the material and equipment required.

Requiring carts with air wheels (properly inflated) will avoid the use of unsatisfactory models. Indeed, the manipulations on trolleys are, according to the data-loggers’ recordings, the phases in which the work undergoes many types of vibrations.

Mutualisation :

In some condition of loans we can read that the courier must be familiar with the conditions of conservation of his own institution and the sensitivity of the works he is transporting.

He must be familiar with the crate and the packaging of the works in order to quickly assess the risks in the event of an incident during transport, and possibly to change the procedure.

It should not be forgotten that once the crate is closed, the courier will generally be the only one (from loading to unpacking) to know the work, its condition and its arrangement in the crate.

 A world separates the theory of the courier guide with practice.

The courier was not always able to supervise the packing or make the condition report, at best he has photos and copies of the reports to familiarize himself with the works in movement. In case of mutualisation, it is rare for the courier to have access to this type of information, so we are into a system of supervision that could be described as at risk.

It should also be remembered that the participants (transporters and others) are also overwhelmed by work; temporary exhibitions are scheduled on the same dates all over the world.

In reality, the control of all stages is time-consuming, in the time of preparation and installation that we are given.

When a courier is responsible for a large number of works (sometimes sixty or more), a « standardisation » of instructions and handling is introduced, which does not make it possible to target the real risks of the objects transported. Also, museums do not always have enough courier to handle all loan requests and must call on external service providers to support them.

We then enter into a system of emergency planning: it becomes necessary to establish priorities and make compromises.

Thanks to the insurance values of some Picasso paintings ; the number of crates in a transport can be reduced, but other painted works are not always so lucky.

To know and understand :

Not only must we have read the file, but we must also try to understand the choices that have been made to make the right decisions when the unexpectedness happens. Sometimes it’s the attention to detail that makes the difference

On the other hand, it is always necessary to relate the required quality of the crate and its dimensions to a truck’s loading plan, taking into account the season and journey time. Are oversized super-insulated crates justified, for example, in the autumn season (15°C-23°C), for a four-hours journey, requiring the carrier to use two trucks when in the case of single crates only one truck would be sufficient?

We have to go back to the effectiveness against the spectacular

Overprotection to deal with the unexpected can lead to other risks.

What about the conservation of works that are packed in super-isothermic, totally waterproof and without buffer material, after having remained exposed several days in environmental conditions approaching 70% RH?

Conclusion :

What are the options available to us to minimize the risks and the failure mechanisms when Pablo Picasso’s paintings move?

Prioritize long-term loans over itinerant exhibitions.

Create a protective envelope around the work. Invest in well-designed enclosed frame (front and back) : the materials that make up the work should not act as a buffer material.

The enclosed frame (waterproofing or not) solves problems related to the manipulation, transport (reduce the Z mouvement), exhibition times ( restauration, variations of temperature and humidity, dust, spittle,  the effectiveness of remote control and their risk, manipulations during packaging and unpacking..). Also, solves the risk due to the increase of the number of visitors in exhibition spaces that are not extensible (like the effectiveness of barrier or platform and its risks). It authorizes loans in defaulting reception centres. The installation of Stretcher-lining, wedges or « cushions » reduces the impact of vibrations.

Today there is a multitude of quality surface protections and all have a Ultraviolet filtered glazing (which allows us to focus on the problems of reduction of the amount of Lux). Also, most of the  formats of Pablo Picasso’s painted works allow this.

As for the assistance in raising public awareness of measures to protect works.

It would be possible to develop the reuse of proven crates, with inter-museum agreements such as the exchange of display cases, and thus meet the policy of sustainable development.

Build company loyalty despite public procurement agreements and make it profitable to rent transport crates in order to have a sufficient budget to ensure the presence of a courier. Work with packers to improve the performance of rental crates to have «  tailor-made » solution.

More than compromise, the human factor remains essential for risk reduction: the choice of intervenants and the recruitment of teams that must be united are essential.

Bringing skills and knowledge together in working groups means opening up a successful space where discussion, complementarity and a « personalised » network of help and advice conducive to the transmission of knowledge can be established with kindness.

Team spirit allows you to see solutions and solve problems.

We have the knowledge, a versatile and motivated staff, efficient transport crates, increasingly sophisticated control tools but we are missing time to make good associations, staff to meet demand and……

To dream but to act to preserve the cult of the original and not to pour, under the pretext of preserving the works, into the presentation of digital exhibitions.

Many thanks to :

Malek Zeggout, Reyes Jiménez-Garnica, Brigitte Lam, Marina Biron, Christine Pinault, Charlotte Piot, Antonio Ortega, Alberto Peinado, Laura Resina, Jaimie Sutherland, David Gonzalez, David Bernabé.

Bibliographie :

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Roche Alain, (2003) « Comportement mécanique des peintures sur toile : dégradation et prévention », CNRS

autor : Claire Guérin

Claire_guerin@icloud.com

Resumen:

Con el creciente número de exposiciones temporales dedicadas a Pablo Picasso, las especificaciones de una caja de transporte se han convertido en un punto crucial en la preservación de las obras en préstamo.  Hoy en día, las prestaciones de las cajas permiten controlar los cambios termohigrométricos, la absorción de las vibraciones y la resistencia a los choques con el fin de preservar al máximo las obras pintadas sobre diferentes soportes durante el transporte. Sin embargo, sigue siendo muy difícil evaluar el estado real de las obras en el momento del transporte. En efecto, la fatiga de los materiales que provoca la rotura de la capa pictórica sigue siendo delicada de apreciar a simple vista.

En este contexto, la importancia de la calificación del mensajero es esencial para que la calidad de una caja sea eficaz, ya que es necesario tener un conocimiento de la obra, los riesgos relacionados con los materiales utilizados, su estado, su historial de préstamos y una comprensión de las especificaciones de la caja de transporte para optimizar la calidad de su manipulación.

Además, la importancia de vigilar la salud del lugar de exposición cuando se re embalan las obras es primordial. Hoy en día nos enfrentamos a los peligros de la “mutualización de los convoyes”, la frecuencia de los préstamos, las limitaciones de la competencia en los contratos públicos, la subcontratación y los compromisos. La puesta en marcha de formaciones y procedimientos « personalizados » sigue siendo un reto para la conservación de las obras.

Palabras clave: caja, coreo, manipulación, exposición, formación, marcos climaticos

  1. Exposición temporal

Según Jonathan Ashley-Smith, los riesgos son cuatro veces mayores para un objeto que viaja que para un objeto que permanece permanentemente expuesto.

¿Sigue siendo Picasso una víctima de su éxito? 71 exposiciones de Picasso abiertas en todo el mundo en 2017.

Hemos visto una aceleración de la difusión en los últimos años; las obras están en continuo movimiento. Sobre todo las obras favoritas que no tienen tiempo de ir a casa a descansar.

Hemos entrado en un sistema de colaboración para los préstamos masivos y el tiempo de preparación e intervención es cada vez más limitado entre cada exposición.

También estamos asistiendo a un cambio cultural, en el que las colecciones permanentes se convierten en « colecciones temporales » dentro del museo para hacerlas más atractivas. Esto implica movimientos internos que se vuelven peligrosos dependiendo de las estructuras y disponibilidad de los equipos.

  • La técnica de las obras en movimiento

Picasso mezcló en sus pinturas óleo, pegamento, cera, standolies, gouache, tinta, acuarela, carboncillo, pastel, lápiz de cera, rotulador, etc. sobre diferentes tipos de soportes.

Utilizaba lienzos listos para usar, con defectos de tensión iniciales, preparados industriales que « rediseñaba » con diferentes imprimaciones, colorantes, con o sin respeto a las reglas de graso sobre magro así como lienzos completamente preparados por él.

Existen capas pictóricas con estratigrafía compleja, ejecutadas en condiciones ambientales a veces extremas, así como la reutilización de lienzos pintados con diferentes niveles de secado y ensuciamiento. Además, a veces repinta sobre capas pictóricas con lagunas antiguas.

  • Las alteraciones

Este historial de ejecución de las obras influye en su estado de conservación y puede provocar reacciones físico-químicas durante el movimiento cuando salen en préstamo.

Además, hay que añadir la historia de las condiciones de almacenamiento y presentación, así como la historia de los préstamos.

  • La preparación de las obras

Muchos riesgos pueden reducirse preparando las obras antes de salir en préstamo. La elección de las intervenciones depende de los riesgos identificados: sensibilidad del tipo de colección, fragilidad, naturaleza del transporte, destino, etc.

También hay que tener en cuenta que las intervenciones de restauración pueden crear un cambio de estado en el soporte y en la capa pictórica. Pueden generar nuevas sensibilidades (por ejemplo, la sensibilidad de los productos acrílicos a 10°C) y riesgos desconocidos.

En cuanto a la circulación de las obras, hay que establecer procedimientos para ganar tiempo en una época de « atajos ». De hecho, para la evaluación y el control de los riesgos, el tiempo es esencial. La anticipación de las acciones a realizar permite, por tanto, « controlar » los riesgos identificados y reducir los « imprevistos ». La compartimentación de los servicios y la subcontratación dificultan la difusión de la información. Por lo tanto, es esencial preparar bien la misión.

Un movimiento aprobado/existoso requiere la transmisión y el intercambio de información, de modo que todas las personas implicadas sean conscientes de los diferentes parámetros que deben dominarse y elijan las decisiones correctas.

Los errores señalados en los informes de exposición, particularmente cuando no ha habido daños, aumentan la lista de riesgos conocidos.

  • Evaluación de riesgos

En las tablas adjuntas, la manipulación « clavo a clavo » de un objeto prestado se presenta en tres etapas: preparación, exposición y retorno.

El color rosa hace referencia a un objeto fuera de su caja y el color azul al objeto en su caja.

Cuando la exposición es itinerante y además se desplaza en avión, hay que tener en cuenta la multiplicación de las operaciones, debido, por ejemplo, al fracaso de la carga en los diferentes situaciones : camión, avión, aeropuertos y zonas de aduanas con normas de seguridad diferentes…

También hay que tener en cuenta la naturaleza de los accesos o de los espacios de almacenamiento de los museos.

Para instalar un cuadro, a veces tenemos que trabajar con 6 o 7 equipos diferentes: transporte, descarga y traslado a las salas, desembalaje, presentación de la situación de la obra e instalación. Cada vez que se  cambia de equipo es necesario repitir las recomendaciones.

Tenemos que hacernos las preguntas correctas:

 ¿Qué? ¿Dónde? ¿Cuándo? ¿Cómo? ¿Quién? ¿Por qué? ¿Cuántos?

  • El informe de estado

Antes de elaborar el pliego de condiciones de las cajas, es esencial conocer las obras, su estado de conservación y sus requisitos « sanitarios ».

El informe de estado preliminar permitirá así evaluar las fragilidades susceptibles de evolucionar y determinar las zonas de sujeción útiles para la manipulación de las obras. Hay que tener en cuenta que también es un riesgo, puesto que es un examen muy subjetivo que depende de la persona que lo realiza.

La misma obra constatada por dos examinadores puede ser clasificada como « muy frágil, no debe viajar » o « en buen estado de conservaciòn ».

El examen de la obra se realiza con luz razante para facilitar la identificación de las zonas « visibles » que pueden cambiar. Es muy difícil establecer el estado real de conservación de un objeto con un simple examen visual.

  • Fatiga del material

« La persona asignada como correo debe conocer las condiciones de conservación de su propia institución y la sensibilidad de las obras que transporta »

Sigue siendo difícil conocer realmente el estado del objeto y evaluar la fatiga de los materiales utilizados en la obra y en los productos de restauración cuando los instrumentos de medición no son fiables y la información proporcionada por los museos no siempre es representativa de la situación real por la que atraviesan las obras.

¿Qué ocurre con la verificación de la eficacia de los sistemas de montaje y suspensión y la ubicación geográfica de las obras que pueden crear microvibraciones y causar daños mecánicos a las obras?

El historial del préstamo es fundamental, ya que identifica los riesgos ya incurridos. De ahí la importancia de los informes para poder registrar lo invisible que puede hacerse visible.

El estudio de los antiguos informes te  « ilumina » sobre la fatiga de los materiales: la sospecha de un paso de una capa pictórica en estado plástica  a un estado de ruptura puede llevar a la clasificación de una pintura como uno de los objetos más sensibles, incluso intransportables, de una colección.

En el mercado ya existen nuevos dispositivos de control con múltiples aplicaciones (seguridad, HR, T°, vibración…) cuyos datos registrados se pueden descargar en el móvil, el inconveniente es que solo se pueden usar en préstamos de una o dos obras, ¿Qué hay de los préstamos « masivos »?

Tienen un coste económico, mantenimiento y actualizaciones significativas.

  • La vida real:

Además, ya sea durante la instalación o durante la estancia en la institución que recibe el préstamo ¿Podemos evaluar realmente el estado de un objeto cuando hay 400 obras a controlar, con o sin un día de cierre semanal? Se está transformando en « un trabajo en cadena ».

  • Cajas de transporte:

La percepción de los riesgos de una obra es subjetiva; se trata de situarse con precisión, sin subestimarlos ni sobrevalorarlos. Sin embargo, para muchos, « cuando dices caja de transporte, quieres decir protección » y la vigilancia se está debilitando.

La posibilidad de ver rápidamente el objeto sin tener que tocarlo será útil para los posibles controles aduaneros, pero también para comprobar su estado después del transporte. Esta será una oportunidad para dar instrucciones de desembalaje para trabajos delicados.

Los materiales del tipo de aislamiento termo-reflectante delgado nos permiten mejorar las cualidades aislantes de las cajas y reducir el volumen y el peso. También facilita la reutilización de las cajas para condiciones extremas.

  1. Transporte:

El uso de dispositivos de control nos guía sobre los niveles reales de protección de las obras de arte.

En el transporte aéreo, los mayores picos registrados por los detectores de vibraciones se producen durante la manipulación y transferencia de palés, desde la zona de carga hasta la plataforma y viceversa. Luego viene el despegue y el aterrizaje. Los picos no son muy importantes durante el vuelo.

En el transporte de camiones con suspensión neumática, los picos se localizan principalmente durante los movimientos de las cajas sobre carros o transpaletas y durante las operaciones de carga y descarga.

Sin embargo, una suspensión neumática completa absorbe los choques pero tiende a acentuar los movimientos oscilatorios de tipo Z ?? que pueden inducir daños a las obras (por ejemplo, el soporte de lienzo relajado de una pintura puede golpear el travesaño de un bastidor o el montaje de las obras sobre papel puede desprenderse).

El transporte es el momento en que se encuentran los daños más imprevisibles.

Debe comprobarse de que los protocolos de trabajo establecidos por la empresa se correspondan con las recomendaciones.

Las costumbres son muy difíciles de cambiar, especialmente sin la presencia de un correo.

Es difícil controlar todas las operaciones en las que hay un mayor crecimiento de la externalización de operaciones y cambios constantes en las medidas de seguridad.

Hay que estudiar bien el camino de las obras : maletas de mano con obras con seguridad o sin seguridad.

   11.         La solicitud específica de equipos:

Será útil especificar el material y el equipo necesarios.

Si se requieren carros con ruedas de aire es necesario verificar que están infladas adecuadamente. De hecho, como hemos visto, las manipulaciones en los carros son, según los registros de los data logger, las fases en las que la obra sufre muchos tipos de vibraciones.

   12.         Misión  del correo y puesta en común :

La mutualización :

« El correo debe estar familiarizado con las condiciones de conservación de su propia institución y la sensibilidad de las obras que transporta ».

El correo debe estar familiarizado con el embalaje y el acondicionamiento de las obras para poder evaluar rápidamente los riesgos en caso de incidente durante el transporte y, en su caso, modificar el procedimiento.

No hay que olvidar que una vez cerrada la caja, generalmente será la única (desde la carga hasta el desembalaje) que conozca la obra, su estado y su disposición en la caja.

Un mundo separa la teoría de la guía del correo de la práctica.

El correo no siempre puede asistir al embalaje o hacer el informe de estado, en el mejor de los casos tiene fotos y copias de los informes para familiarizarse con las obras en movimiento. En el caso de la puesta en común, es raro que el correo tenga acceso a este tipo de información. Estamos entonces en un sistema de supervisión que podría qualificarse de: en riesgo.

No hay que olvidar que los participantes (transportista, transitario, embalador, etc.) también están abrumados por el trabajo; las exposiciones temporales se programan en las mismas fechas en todo el mundo.

En realidad, el control de todas las etapas es « cronòfago » en el tiempo de preparación e instalación que se nos da.

Cuando un correo es responsable de un gran número de obras (a veces 60 o más), se introduce una « normalización » de las instrucciones y de la manipulación, que no permite determinar los riesgos reales de los objetos transportados. Además, los museos no siempre tienen suficientes correo para cumplir todas las solicitudes de préstamo y deben recurrir a freeland  para que les presten apoyo.

En este caso entramos en un sistema de planificación de emergencia: es necesario establecer prioridades y hacer más compromisos.

Gracias a los valores de seguros de algunas pinturas de Picasso se reducen el número de cajas en un transporte, pero otras obras pintadas no son tan afortunadas.

  1. Conociendo-entendiendo:

No sólo debe conocer, sino que también debe tratar de comprender las opciones que se han tomado para tomar las decisiones correctas.

Por otra parte, siempre es necesario relacionar la calidad del emblaje y sus dimensiones con el plan de carga del camión, teniendo en cuenta la temporada y el tiempo de viaje. ¿Están justificadas las cajas sobredimensionadas y superaisladas, por ejemplo, en la temporada de otoño (15°C-23°C), para un viaje de cuatro horas, obligando al transportista a utilizar dos camiones cuando en el caso de las cajas sencillas un solo camión sería suficiente?

Eficacia frente a lo espectacular. La sobreprotección para hacer frente a lo inesperado puede dar lugar a otros riesgos.

¿Qué ocurre con la conservación de obras de arte embaladas en material súper isotérmico, totalmente impermeable y sin material de regulación de humedad, después de haber permanecido expuestas durante varios días en condiciones ambientales cercanas al 70% de humedad relativa?

Conclusión :

¿Cuáles son las posibilidades de minimizar los riesgos cuando las pinturas de Pablo Picasso están en movimiento?

Dar preferencia a los préstamos a largo plazo en lugar de a las exposiciones temporales itinerantes.

Invertir en marcos herméticos bien diseñados sin que los materiales que componen la obra actuen como material de regulación de humedad.

El marco cerrado (hermético o no) resuelve los problemas relacionados con la manipulación, el transporte (reducir el movimiento Z), los tiempos de exposición (restauración, variaciones de temperatura y humedad, polvo, saliva, la eficacia del control remoto y su riesgo, las manipulaciones durante el embalaje y el desembalaje…). Además, resuelve el riesgo debido al aumento del número de visitantes en los espacios de exposición que no son extensibles (como la eficacia de la barrera o la plataforma y sus riesgos). La estanqueidad de los marcos posibilita los préstamos en espacios que no tienen valores ambiantes correctas.

La instalación de strecher lining o « cojines » reduce el impacto de las vibraciones. 

Hoy en día hay una multitud de protecciones superficiales de calidad y todas tienen un acristalamiento con filtro ultravioleta, que permite centrarse en los problemas de reducción de la cantidad de Lux.

La calidad del revestimiento antirreflectante y el índice de reproducción cromática son tales que esta protección superficial desaparece.

Además, la mayoría de los formatos de las obras pintadas de Pablo Picasso permiten esto.

Es necesario la asistencia e información  para sensibilizar a la opinión pública sobre las medidas de protección de las obras

Llegar a un acuerdo con las empresas y rentabilizar el alquiler de cajas de transporte para poder tener un presupuesto mas bajo que asegure la presencia de un correo durante todas las manipulaciones, y así cumplir con la política de desarrollo sostenible.

Sería posible desarrollar la reutilización de las cajas probadas, con acuerdos entre museos como el intercambio de vitrinas, y así cumplir con la política de desarrollo sostenible.

Más que el compromiso, el factor humano sigue siendo esencial para la reducción del riesgo: la elección de las personas que van a intervenir en el proceso y la contratación de equipos (los cuales deben estar unidos) son esenciales.

Reunir competencias y conocimientos en grupos de trabajo significa abrir un espacio de éxito donde la discusión, la complementariedad y una red « personalizada » de ayuda y asesoramiento conducente a la transmisión del conocimiento.

Tenemos, un personal versátil y motivado, cajas de transporte eficientes, el conocimiento, herramientas de control cada vez más sofisticadas, pero nos falta tiempo para hacer buenas asociaciones, personal para satisfacer la demanda y….

Soñar pero actuar para preservar el culto al original y no ir, bajo el pretexto de preservar las obras, en la presentación de exposiciones digitales.

Se agradece :

Malek Zeggout, Reyes Jiménez-Garnica, Brigitte Lam, Marina Biron, Christine Pinault, Charlotte Piot, Antonio Ortega, Alberto Peinado, Laura Resina, Jaimie Sutherland, David Gonzalez, David Bernabé.

Bibliographie :

Ashley-Smith J., (1999) « Risk Assessment for object conservation», Butterworths

Hackney S., (1990) «Framing for conservation at the Tate Gallery», «The Conservator», n°14, p 44-51

Richard M., Marion F., Mecklenburg M.F., Merrill R., (1991) «Art in Transit, Handbook for Packing and Transporting Paintings », National Gallery of Art Washington

Marcon P., (2010) «  Forces physiques », ICC, http://www.cci-icc.gc.ca/

Saunders, D., (1999) « Packing case design and testing for the transportation », ICOM, p 100-105 

Roche Alain, (2003) « Comportement mécanique des peintures sur toile : dégradation et prévention », CNRS

Auteur : Claire Guérin

Email : Claire_guerin@icloud.com

Résumé :

Avec l’augmentation toujours plus grande des expositions temporaires consacrées à Pablo Picasso, le cahier des charges d’une caisse de transport est devenu un point crucial dans la préservation des œuvres en prêt.  Aujourd’hui les performances des caisses permettent de maitriser les changements thermo hygrométriques, l’absorption des vibrations et la résistance aux chocs afin de préserver au maximum les œuvres peintes  sur différents supports lors du transport. Cependant il reste très difficile d’évaluer l’état réel des œuvres au moment du transport. En effet la fatigue des matériaux qui engendre la rupture de la couche picturale reste délicate à apprécier à l’œil nu.

Dans ce contexte l’importance de la qualification du convoyeur est essentielle pour que la qualité d’une caisse soit effective car il faut avoir à la fois une connaissance de l’œuvre, des risques liés aux matériaux utilisés, de son état, de son historique de prêt et une compréhension des spécifications de la caisse  de transport afin d’optimiser la qualité de la manutention de celle-ci.

Aussi, l’importance du contrôle de la veille sanitaire du lieu d’exposition au moment du remballage des œuvres est primordiale. Aujourd’hui nous sommes confrontés aux dangers de la mutualisation des convoiements, la fréquence des prêts, les contraintes de mise en concurrence des marchés publics, la sous-traitance et les compromis. La mise en place de formations et de procédures « personnalisées » reste un enjeu pour la préservation des œuvres.

Mots clés : caisse, convoyeur, manipulation, exposition, formation, cadres climatiques

1. Exposition Temporaire :

Selon Jonathan Ashley-Smithles risques sont quatre fois plus importants pour un objet qui voyage que pour celui qui reste exposé à demeure. Ils surviennent durant le transport, sur un mode répétitif, cumulatif, ou brutal : changements climatiques rapides et climats inadaptés voire extrêmes, chocs mécaniques, vibrations.

Picasso est-il toujours victime de son succès ?  71 expositions Picasso ont ouvert à travers le monde  en 2017.

Nous assistons à une accélération de la diffusion depuis quelques années ; les œuvres sont en perpétuel mouvement. Notamment les œuvres favorites qui n’ont pas le temps de retourner chez elle pour se reposer.

Nous sommes rentrés dans un système de partenariat, pour des prêts en masse, et le temps de préparation et d’intervention de plus en plus restreint entre chaque exposition.

Aussi, nous assistons à un changement culturel, avec des collections permanentes qui deviennent des « collections temporaires » au sein du musée pour les rendre plus attractives. Ce qui implique des mouvements internes qui deviennent périlleux en fonction des structures et de la disponibilité des équipes.

2. La technique des œuvres en mouvement 

Picasso mélangeait dans ses tableaux peinture à l’huile, colle, cire, standolies, gouache, encre, aquarelle, pastel fusain, feutre, crayon cire…, sur différents types de supports.

Il utilisait des toiles prêtes à l’emploi, qui avaient des défauts de tension initiale, des préparations industrielles qu’il « réaménageait » avec divers apprêts, des préparations colorées, maigres ou grasses, avec ou sans respect des règles de gras sur maigre.

On retrouve des couches picturales à la stratigraphie complexe, exécutées dans des conditions environnementales parfois extrêmes, ainsi que la réutilisation de toiles peintes à divers niveau de séchage et d’encrassement. Aussi, Il retravaillait parfois sur des couches picturales lacunaires.

3. Les altérations 

Cet historique de mise en œuvre influe sur l’état de conservation des œuvres et peut engendrer des réactions physico-chimiques lors des mouvements des œuvres en prêt.

À ceci s’ajoute l’historique des conditions de stockage et de présentation ainsi que l’historique des prêts.

4. La préparation des œuvres

De nombreux risques peuvent être réduits par la préparation des œuvres. Le choix des interventions dépend des risques identifiés : sensibilité des collections, fragilités, nature du transport, destination etc.

Il faut également  prendre en compte que les interventions de restauration peuvent créer un changement d’état au niveau du support et de la couche picturale. Elles peuvent générer des  sensibilités nouvelles (par exemple la sensibilité des produits acrylique à 10°C) et des risques inconnus.

S’agissant du mouvement des œuvres, nous devons établir des procédures pour gagner du temps, à l’ère des « raccourcis ». En effet, pour l’évaluation des risques et leur maîtrise, le temps est primordial. L’anticipation des actions à mener permet donc de « maitriser » les risques identifiés et de réduire les « imprévus ». Le compartimentage des services et la sous-traitance nuisent à la diffusion des informations. Il est donc essentiel de bien préparer sa mission.

Un mouvement réussi passe ainsi par la transmission et le partage des informations, afin que chacun prenne conscience des différents paramètres à maîtriser et opte pour les bonnes décisions.

Les erreurs signalées dans les compte- rendus d’exposition, en particulier quand il n’y a pas eu de dommage permettent d’augmenter la liste des risques connus.

5. L’évaluation des risques 

Dans les tableaux proposés sont notifiées, en trois étapes, les manipulations « clou à clou » d’un objet en prêt : en rose, celles d’un objet hors de sa caisse et en bleu, celles de l’objet dans sa caisse.

Lorsque l’exposition itinère sur plusieurs lieux d’accueil, et voyage par avion, il faut prendre en compte la multiplication des opérations, dues, par exemple, à la rupture de charge dans différents aéroports concernés et à leurs règles de sécurité, à la nature des accès ou encore au  « taux de remplissage » des espaces de stockage (entrepôts, salles ou réserves de musées).

Pour installer un tableau, nous devons parfois passer par 6 ou 7 équipes différentes : transport, déchargement et transfert dans les salles, déballage, présentation pour la situation de l’œuvre présentée et installation. A chaque fois il faut répéter les recommandations.

Nous devons nous poser  les bonnes questions :

Quoi ?, Où ?,Quand ?,Comment ?,Qui ?, Pourquoi ?Combien ?

6. Le constat d’état 

Avant d’établir le cahier des charges des caisses, la connaissance des œuvres, de leur état de conservation et de leurs exigences sanitaires est essentielle.

Le constat d’état préalable permettra ainsi d’évaluer les fragilités susceptibles d’évoluer et dedéterminer les zones de préhension utiles à  la manipulation des œuvres.

Il est effectué en lumière rasante afin de faciliter l’identification des zones « visibles » susceptibles d’évoluer. Il est très difficile d’établir l’état de conservation réel d’un objet avec un simple examen visuel.

Une même œuvre constatée par deux examinateurs peut se retrouver cataloguée comme « très fragile, ne doit pas voyager » ou « en bon état de conservation ».

 7. La fatigue des matériaux 

« Le convoyeur doit connaître les conditions de conservation de sa propre institution et la sensibilité des œuvres qu’il convoie »

Il reste difficile de connaître réellement l’état de l’objet et d’évaluer la fatigue des matériaux constitutifs de l’œuvre et des produits de restauration quand les appareils de mesure ne sont pas fiables et que les informations fournies par les musées ne sont pas toujours représentatives de la situation réelle que subissent les oeuvres.

Qu’en est-il encore de la vérification  de l’efficacité des systèmes de montage, d’accrochage et de la situation géographique des œuvres qui peuvent créer des micro-vibrations et engendrer des dommages mécaniques sur les œuvres?

L’historique de prêt est fondamental, car il recense les risques déjà subis. D’où l’importance des rapports pour pouvoir consigner l’invisible qui peut devenir visible.

L’étude des précédents constats quant à elle, nous éclairera sur la fatigue des matériaux : la suspicion d’un passage d’une couche picturale de l’état plastique à l’état de rupture pourra conduire à classer un tableau parmi les objets les plus sensibles, voire intransportables, d’une collection.

De nouveaux appareils de contrôle avec des applications multiples (sureté, HR, T°, vibrations…) et des données téléchargeables sur des mobiles sont disponibles sur le marché, mais s’ils sont utilisables pour le prêt d’une ou deux œuvres. Qu’en est-il pour les prêts « en masse » ?

Ils ont un coût d’achat, de maintenance et de mises à jour conséquents.

8. Vraie vie 

Par ailleurs, que ce soit lors de l’installation ou lors des veilles sanitaires : Peut-on réellement évaluer l’état d’un objet quand il y a 400 œuvres à contrôler, avec ou sans jour de fermeture hebdomadaire ?  C’est un travail à la chaîne.

Les caisses de transport :

La perception des risques encourus par une œuvre est subjective ; il s’agit de se situer avec justesse, sans les sous-évaluer ni les surévaluer. Or, pour beaucoup, « qui dit caisse dit protection » et la vigilance se relâche.

La possibilité de voir rapidement l’objet sans avoir besoin de le toucher sera utile pour les éventuels contrôles en douane mais aussi constater son état après le transport. Ce sera l’occasion de donner des consignes de déballage pour les œuvres sensibles.

Les entreprises de transport investissent dans la recherche de matériaux pour améliorer les qualités isolantes des caisses et réduire au maximum la quantité des matériaux utilisés.

Les matériaux du type isolant mince thermo-réflecteur nous permettent d’améliorer les qualités isolantes des caisses avec un gain de volume et de poids conséquent. Il facilite également la ré-utilisation de caisses pour des conditions extrêmes.

10. Le transport :

L’utilisation des outils de contrôle nous oriente sur les niveaux réels de protection à fournir pour les œuvres d’art.

Dans le transport en avion, les plus gros pics enregistrés par les détecteurs de vibrations apparaissent lors des manipulations et des transferts de palettes, depuis la zone de fret jusqu’au tarmac et vice versa. Viennent ensuite le décollage et l’atterrissage. Les pics sont peu importants pendant le vol.

Pour le transport en camion avec une suspension pneumatique, les pics se situent essentiellement lors des déplacements en chariots ou transpalette et lors des chargements et des déchargements.

Cependant une suspension pneumatique complète amortit les chocs mais tend à accentuer les mouvements oscillatoires de type Z qui peuvent induire des dommages sur les œuvres (par exemple le support toile détendu d’une peinture peut taper contre la barre transversale d’un châssis ou les montages des œuvres sur papier peuvent se décoller).

Le transport constitue le moment où l’on rencontre le plus d’impondérables.

Il faut s’assurer que les protocoles de travail fixés par l’entreprise correspondent aux préconisations.

Les habitudes sont en effet très difficiles à modifier, surtout sans la présence d’un convoyeur.

Il est difficile de contrôler toutes les opérations là où règnent une croissance accrue de la sous-traitance des opérations et des changements incessants des mesures de sécurité.

Nous devons bien étudier le parcours des œuvres.

11.         La demande spécifique de matériel :

Il sera utile de préciser le matériel et l’équipement requis.

Exiger des chariots avec roues à air (gonflées correctement) évitera l’emploi de modèles insatisfaisants. En effet, comme nous l’avons vu, les manipulations sur chariots sont d’après les enregistrements des data-loggers les phases où l’œuvre subit de nombreux types de vibrations.

12.        Mission du convoyeur et mutualisation :

La Mutualisation :

« Le convoyeur doit connaître les conditions de conservation de sa propre institution et la sensibilité des œuvres qu’il convoie »

Il devra connaître les emballages et le conditionnement des œuvres afin d’évaluer rapidement les risques en cas d’incident durant le transport, et éventuellement de changer de procédure.

Il ne faut pas oublier qu’une fois la caisse fermée, il sera en général le seul (du chargement jusqu’au déballage)  à connaître l’œuvre, son état et sa disposition dans la caisse.

Un monde sépare la théorie du guide du convoyeur avec la pratique.

Le convoyeur n’a pas toujours pu assister à l’emballage ni fait le constat d’état, au mieux il a des photos et la copie des constats pour se familiariser avec les œuvres en mouvement. S’agissant de mutualisation il est rare que le convoyeur ait accès à ce type d’information. On est alors dans un système de supervision que l’on pourrait qualifier de : à risque.

Il ne faut pas oublier que les intervenants (transporteur, transitaire, emballeur..) sont eux aussi submergés de travail ; les expositions temporaires sont programmées aux même dates, dans le monde entier.

Dans la réalité, le contrôle de toutes les étapes est chronophage, dans le temps de préparation et d’installation qui nous est imparti.

Lorsqu’un convoyeur a la responsabilité d’un grand nombre d’œuvres (parfois 60 ou plus), on introduit une « standardisation » des consignes et des manipulations, qui ne permet pas de cibler les réels risques des objets transportés. Aussi les musées n’ont pas toujours suffisamment de convoyeur pour répondre à toutes les demandes de prêts et doivent appeler en renfort des prestataires extérieurs.

On rentre alors dans un système de plan d’urgence : il devient nécessaire d’établir des priorités et de faire des compromis.

Merci aux valeurs d’assurances de quelques peintures de Picasso qui permettent de réduire le nombre de caisses dans un transport, mais d’autres œuvres peintes n’ont pas toujours cette chance.

13.      Connaître-Comprendre :

Il faut non seulement avoir pris connaissance du dossier mais chercher à comprendre les choix qui ont été faits pour prendre les bonnes décisions lors des imprévus.

D’autre part, il faut toujours mettre en relation la qualité de caisse requise et ses dimensions avec le plan de chargement d’un camion, en tenant compte de la saison et de la durée du trajet. Les caisses super isothermes surdimensionnées sont-elles justifiées, par exemple, en saison automnale (15°C-23°C), pour un trajet de quatre heures, obligeant le transporteur à utiliser deux camions alors que dans le cas de caisses simples un seul camion suffirait?

L’efficacité contre le spectaculaire. Surprotéger pour parer aux imprévus peut induire d’autres risques.

Que penser de la conservation des œuvres  qui sont emballées dans des caisses super isothermes, totalement étanches et sans matériau tampon, après être restées exposées plusieurs jours dans des conditions environnementales approchant le 70% HR ?

 Conclusion :

Quelles sont les possibilités qui s’offrent à nous pour minimiser les risques et les défaillances lorsque les peintures de Pablo Picasso sont en mouvement ?

Privilégier les prêts à long terme aux itinérances lors des expositions temporaires.

Créer une enveloppe protectrice autour de l’œuvre. Investir dans des encadrements sous enceintes closes (recto et verso) de bonnes conception: les matériaux constitutifs de l’œuvre ne doivent pas jouer le rôle de matériau tampon.

Le « cadre fermé » (étanche ou non) résout les problèmes liés à la manipulation, au transport (réduire le mouvement en Z), aux temps d’exposition (restauration, variations de température et d’humidité, poussière, crachats, efficacité des télécommandes et leur risque, manipulations lors de l’emballage et du déballage…). Résout également le risque dû à l’augmentation du nombre de visiteurs dans les espaces d’exposition non extensibles (comme l’efficacité de la barrière ou de la plate-forme et ses risques). Il autorise les prêts dans les centres d’accueil défaillants.

La pose de Stretcher-lining, de calages ou de «coussins » permet de réduire l’impact des vibrations.

Il existe aujourd’hui une multitude de protections de surface de qualité et toutes disposent d’un vitrage filtrant les ultraviolets (ce qui nous permet de nous concentrer sur les problèmes de réduction du nombre de Lux).

Aussi, la qualité est telle au niveau du traitement anti-reflet et de l’indice du rendu des couleurs que cette protection de surface disparaît.

De plus, la plupart des formats des œuvres peintes de Pablo Picasso le permettent.

Aussi, une  assistance et des informations sont nécessaires à la sensibilisation du public aux mesures de protection des œuvres.

Il serait possible de développer la réutilisation de caisses éprouvées, avec des accords inter-musées comme l’échange de vitrines d’exposition, et de répondre  ainsi à la politique du développement durable.

Travailler avec les emballeurs pour améliorer les performances des caisses de location afin d’avoir une solution « sur mesure ». Aujourd’hui Nous avons de plus en plus de propositions sur le marché de caisses qui peuvent être assemblées avec des montants modulables. Ce système permet de réduire considérablement les coûts à l’achat mais aussi au niveau du stockage.

Fidéliser des entreprises malgré les accords de marchés publics et rentabiliser la location de caisses de transport afin de disposer d’un budget suffisant pour s’assurer la présence d’un convoyeur.

Plus que le compromis, le facteur humain reste essentiel pour la réduction des risques : le choix des intervenants et le recrutement d’équipes qui doivent être réunies sont essentiels.

Rassembler les compétences et les connaissances au sein de groupes de travail, c’est ouvrir un espace de réussite où l’on peut établir avec bienveillance des échanges, des complémentarités et un réseau « personnalisé » d’aide et de conseil propice à la transmission des connaissances.

L’esprit d’équipe permet de voir les solutions et de résoudre les problèmes.

Nous avons les connaissances, un personnel polyvalent et motivé, des caisses de transport efficaces, des outils de contrôle de plus en plus sophistiqués mais il nous manque du temps pour faire de bonnes associations, du personnel pour répondre à la demande et……

Rêver mais agir pour préserver le culte de l’original et ne pas verser, sous prétexte de préserver les œuvres, dans la présentation d’expositions numériques.

Remerciements :

Malek Zeggout, Reyes Jiménez-Garnica, Brigitte Lam, Marina Biron,Christine Pinault, Charlotte Piot, Antonio Ortega, Alberto Peinado, Laura Resina, Jaimie Sutherland, David Gonzalez, David Bernabé.

Bibliographie :

Ashley-Smith J., (1999) « Risk Assessment for object conservation», Butterworths

Hackney S., (1990) «Framing for conservation at the Tate Gallery», «The Conservator», n°14, p 44-51

Richard M., Marion F., Mecklenburg M.F., Merrill R., (1991) «Art in Transit, Handbook for Packing and Transporting Paintings », National Gallery of Art Washington

Marcon P., (2010) «  Forces physiques », ICC, http://www.cci-icc.gc.ca/

Saunders, D., (1999) « Packing case design and testing for the transportation », ICOM, p 100-105 

Roche Alain, (2003) « Comportement mécanique des peintures sur toile : dégradation et prévention », CNRS

Conditions de prêts en Français

Publié: 15 avril 2017 dans Divers

A venir en Mai 2022

ÍNDICE

 

INTRODUCCIÓN

 

  1. LA CAPA PICTÓRICA INDUSTRIAL
  2. ESTUDIO DE LOS MATERIALES ENCONTRADOS EN LOS TALLERES DEL ARTISTA. ELEMENTOS DE ARCHIVO
  3. SIMILITUDES DE ASPECTO DE LA SUPERFICIE DE LOS MATERIALES ENCONTRADOS EN EL TALLER DE PICASSO Y LAS CAPAS PICTÓRICAS
  4. 4. CLASIFICACIÓN DE LOS DETERIOROS
  5. LA IMPORTANCIA DE LAS REGLAS DE APLICACIÓN DE LOS MATERIALES
  6. CONCLUSIÓN
  7. BIBLIOGRAFÍA

 

INTRODUCCIÓN

El presente estudio tiene como objetivo conocer la evolución material de las obras realizadas con pintura industrial sobre diferentes soportes creadas por Picasso entre 1915 y 1972, así como las causas de los deterioros observados en las mismas. El estudio se ha realizado sobre las obras de arte pertenecientes a las colecciones privadas de Christine Ruiz Picasso y Bernard Ruiz Picasso así como de La Fundación Almine y Bernard Ruiz Picasso para el Arte (FABA) y el Museo Picasso de Málaga entre 1994 y 2010.

Las vías de estudio para comprender el proceso de envejecimiento de la capa pictórica industrial han sido:

– La observación directa de las obras de Pablo Picasso pintadas sobre diferentes soportes.

– La relación entre las obras y el análisis de los materiales encontrados en el taller de la Californie.

– El histórico de los deterioros que se han ido produciendo por la repercusión de los movimientos que han tenido las obras durante las exposiciones temporales, las condiciones medioambientales de los lugares de almacenaje, las intervenciones de conservación y restauración y los análisis científicos de los materiales.

 Como parte de la preservación y difusión de las colecciones, este estudio es una herramienta que nos permite argumentar las respuestas a las solicitudes de préstamos y perfeccionar la aplicación de la conservación preventiva de las colecciones.

Gracias a su formación clásica, Picasso tenía un gran dominio de las técnicas pictóricas y reglas de aplicación de los materiales, como por ejemplo la aplicación de graso sobre magro, los problemas de las mezclas de materiales, las exigencias en los tiempos de secado y la superposición de capas pictóricas aún estando frescas.

Sin embargo, su afán de experimentación en sus distintas etapas creativas, le llevó a aventurarse en la utilización de productos de uso industrial. Se trataba de productos pertenecientes a una actividad distinta a la de la pintura artística, como la alfarería o la cerámica. Eran productos totalmente innovadores que ni siquiera habían salido al mercado. Es probable que estas pinturas industriales las mezclara con diversos materiales de uso artístico, resinas sintéticas, secativos y ceras.

Si realmente probó estos materiales, sin duda llegó a dominar su uso rápidamente, identificando la evolución de los mismos. En una conversación mantenida con Roland Penrose en marzo de 1955, Picasso comenta a su amigo que «los límites de la pintura al óleo en tubo ya están superados» (Cowling, 2006).

En las obras de los años 1950, 1960 y 1970 se pueden observar modificaciones en las técnicas pictóricas de Picasso. Desde 1955, Picasso trabajaba en su taller de La Californie en la elaboración de sus pinturas y grabados, pero además en la decoración de sus cerámicas. El material del que disponía era muy variado: pinturas al óleo, tintas, barnices, muestras de diversas pinturas industriales, lacas, óxidos, lápices para cerámica, esmalte en frío… Es bastante probable que alterara los materiales reservados para la decoración cerámica o el grabado para utilizarlos en sus pinturas.

 

  1. LA CAPA PICTÓRICA INDUSTRIAL

 El término «pintura industrial» reagrupa las pinturas a la laca oleo-resinosas para la decoración, carrocerías de coche, barcos, etc. Al principio su composición estába preparada a base de Standolie, aditivos resinosos y diversos aceites en cantidades variables. El «Standolie» es el resultado de aceites calentados a más de 200 grados. Ellos son más viscosos que los aceites crudos correspondientes y el espesor es mayor, más denso y menos permeable. Más tarde, se empiezan a utilizar aglutinantes sintéticos, esencialmente resinas alquídicas. (Casadio, F, Gautier, G, 2010).

Ripolín® es la marca más nombrada en los carteles de las exposiciones de las obras de Picasso. Las fotos de talleres, los documentos de archivo y los materiales reencontrados en sus talleres nos dan a conocer otras marcas tales como Renaulac®, Tritón®, Avi®, Valentine®.

Mediante el método de identificación visual, se ha clasificado dentro de la categoría de «pintura industrial» todas aquellas obras que cuentan con:

* materiales muy brillantes y duros

* un aspecto fluido, sin huellas de pinceladas

* Técnica mixta

* superficies con burbujas

* gotas derramadas «esmaltadas» o «contraídas»

* arrugas

* aspecto de «piel» endurecida (hace referencia a la capa fina seca que suele quedar en la superficie de un bote de pintura. Es la capa que se suele quitar para llegar a la pintura fresca)

Los fragmentos pequeños que se observan en las superficies pictóricas podrían venir tanto de la película que se forma en la parte superior del bote de pintura abierto durante la ejecución de la obra y que se haya mezclado con el material (Fig. 13,14) o «por accidente» durante la ejecución de la obra, por capas de pintura gruesas que no estaban suficientemente secas y que se descompusieron bajo la fricción de las pinceladas mezclándose la superficie seca de estas capas interiores con el material fresco de la nueva capa superpuesta. (Fig. 15, 16)

Se han tenido en cuenta las técnicas mixtas y los efectos producidos por la ruptura del material lo cual deja aparecer «resinas» amarillentas (Muir et Mangley, 2011) (Muir, 2011) (Fig. 17, 18)

 

2 ESTUDIO DE LOS MATERIALES ENCONTRADOS EN LOS TALLERES. ELEMENTOS DE ARCHIVO

Se ha llevado a cabo un inventario de los materiales. Este inventario engloba numerosos objetos como: pinturas en tubo, pinceles, botes de pintura, tintas, carboncillos, ceras blancas y de color, barnices grasos, muchos otros materiales que no son de uso artístico pero que han aparecido en las cajas de pinturas y herramientas elaboradas por el artista. (Fig 19)

También ha sido inventariado el estado de conservación y las «cualidades» (tubos blandos, semiduros, duros); el uso (nuevo o usado); el aspecto visual (homogéneo o con pérdida de aceite) y siempre que ha sido posible, se han tomado muestras.

En los casos en los que se han encontrado pinceles o tubos de pintura envueltos en periódicos, se han anotado las fechas de los mismos.

Algunos de los materiales encontrados son:

* botes de pinturas industriales de la marca Ripolin® (botes nuevos y usados), entre ellos un bote de pintura negra para pizarra escolar (muchos de los problemas de conservación de los negros y verdes en la pintura de Picasso: blanqueamiento, superficies pulverulentas, craquelados abiertos o sensibilidad a la fricción, podrían venir de la utilización de esta pintura mezclada con otras de uso artístico o industrial). (Fig 20)

*diversos productos que no son de uso artístico guardados en las cajas de pintura y en particular una crema amarilla para quemaduras, de aspecto untuoso que mezclada con el óleo podría resultar el efecto «pegajoso» que se ha observado en algunas capas pictóricas.

* blanco en polvo (solidificado) proveniente de una farmacia de Cannes. Se trata de blanco « White cactus GR 3 x ». ¿Lo utilizaba en sus pinturas?

Según Edouard Adam (proveedor de productos de bellas artes de la empresa Maison Adam) Picasso compró crema blanca para zapatos durante la 2ªguerra Mundial en Francia, que sí podría haber usado en sus obras. (Daval y Serrano, 1985)

 

* cajas completas de tubos de pinturas Chrysolithe® y en algunas también había tubos de pintura“émail” Aster® (Fig 21)

Picasso estaba muy solicitado por las fábricas de pintura. Contaban con su colaboración para la elaboración de nuevos productos. Se le invitaba a probar muestras de productos antes de lanzarlos al mercado.

Puede ser que Picasso haya probado estos materiales nuevos y haya intentado buscar un aspecto determinado de la superficie mezclando materiales que ya había usado antes.

En su correspondencia encontrada en los archivos, Picasso hacía sus observaciones y solicitaba a los químicos modificaciones de aspecto de superficie de la Chrysolithe (los fabricantes querían conseguir un aspecto similar al oleo). Estudiaba la documentación de los productos y al parecer probaba todas las posibilidades de uso de los mismos.

Dejaba aflorar el problema del aspecto demasiado brillante de la superficie (en marzo de 1949, recibe muestras más mates) y el problema de la resistencia de los materiales a los disolventes, en particular el de la solubilidad en alcohol.

Picasso utilizaba el alcohol para disminuir la viscosidad en las pinturas alquídicas? Su técnica de superposición de capas le planteó problemas? Las tintas encontradas en su taller tenían como diluyente el alcohol? Lo utilizaba directamente sobre la pintura o mezclándolo antes de aplicarla?

Se pueden encontrar productos sintéticos en estas pinturas que Picasso prueba antes de que fueran lanzados al mercado y puestos al alcance del gran público. El gusto del artista por la experimentación le llevó sin duda alguna a realizar mezclas y asociaciones de productos «contra natura». Su correspondencia muestra que accedía a recibir a los representantes de las marcas de productos industriales y que mantuvo durante años contactos con los químicos de las empresas cuyos productos había probado.

 * ceras calentadas en cacerolas y posiblemente usadas. Los análisis (ART-FTIR) han demostrado que se trata de cera de polietileno.

Picasso experimentó las técnicas de los maestros antiguos y el uso de la cera en sus pinturas se ha confirmado mediante los análisis del Laboratoire de Recherche des Musées de France en 1979 (Rioux, 1979). El informe menciona el uso de la encáustica. Jean Rudel hace referencia a diversos procesos de pintura a la encáustica, en caliente y con cera en frío (diluida mediante disolventes) (Rudel, 1950). Tenemos problemas con superficies de obras que están blanquecinas o muy mates y que al tocarlas ligeramente se vuelven muy brillantes en superficie. (Fig 22)

El análisis científico de los tubos de pintura Lefranc a cargo de Nathalie Balcar y Anna Vila ha revelado la presencia de cera de abeja (Balcar et Vila 2011).

Los análisis científicos efectuados en Antibes han revelado la presencia de cera de abeja parcialmente extendida o recubriendo la superficie completamente. (Casadio et Gaultier, 2011). Picasso quizás quiso dar mayor suavidad a su pintura mezclándola con óleo, o la utilizó como agente «mate».

La cera de abeja en ocasiones se usa para volver mate un barniz. La cera de polietileno se puede sustituir por la de abeja sin problemas (Valot et Petit, 1988).

* Barniz graso Lefranc®

Este barniz se podría mezclar con pintura al óleo para crear una materia con efecto de «esmalte». El barniz graso Lefranc es estable a la exposición de la luz, se emplea sobre cristal imitando las vidrieras, también se puede usar sobre metales y maderas naturales. Parece que Picasso lo utilizó para conseguir efectos brillantes y lisos así como «pliegues» que posteriormente se pueden ver en la pintura industrial. (Fig 23)

Leslie Carlyle habla de usar barniz graso en la pintura de óleo para encontrar el efecto de «pliegues» que se aprecian en la pintura industrial (Carlyle, 2011).

Se pensaba que este aspecto «esmaltado» era característico de la pintura industrial y no es así puesto que con un barniz graso se consigue el mismo efecto.

También hay que tener presente que las primeras pinturas industriales que fabricaron tenían en su composición barniz Copal que permitía conseguir este aspecto brillante, liso del que hablamos ( Grandou y Pastour, 1966) (Nedey, 1969).

 Tal y como se ha constatado en los documentos de archivo, Picasso se interesó por las pinturas cerámicas esmaltadas en frío para evitar tener que cocer las piezas y a su vez, poder mezclarlas con pinturas de uso artístico. En la pintura se pueden observar «toques de esmalte», efectos de «vidriado», contrastes de las superficies mates con las superficies brillantes y con reflejos propios de la cerámica. (Fig 24, 25, 26, 27, 28, 29 )

En 1956, Picasso recibe muestras de pintura cerámica en frío Kéranit® y, en 1959, la empresa Lefranc® que se interesaba por la preocupación que tenía Picasso por la utilización de las pinturas industriales le ofreció igualmente un esmalte cerámico en frío con una pigmentación más fija y un granulado de los pigmentos más fino.

No se han encontrado pigmentos en polvo de uso artístico ni en los materiales, ni en las fotos de archivo ni en los pedidos de material pero algunas pinturas están muy mates, al límite de la pulverulencia (Fig 30)

En 1957, Picasso prepara la pintura mural para la UNESCO y recibe numerosas muestras de colores minerales y enlucidos. En los archivos del Museo Picasso de París ha sido encontrado un muestrario de colores minerales que se suministraban en polvo y fijativos embotellados. La publicidad menciona que estas pinturas son de uso mural pero pueden utilizarse sobre lienzo. Podemos pensar que Picasso las utilizó.

La pintura industrial tiene un volumen de concentración de pigmento muy variado para modificar las cualidades ópticas de la pintura. Las pinturas mates con emulsión están generalmente formuladas con una concentración de volumen de pigmento crítico para aumentar el carácter rugoso. La concentración de los pigmentos influye sobre las propiedades elásticas de la película de la pintura que tiene por consecuencia la posibilidad de agrietarse con una tensión muy baja. (Hagan,E, M, Charalambides, 2006). (Fig 31 a,b y c)

Es posible que también utilizara engobes en sus pinturas, en las cerámicas se puede ver la utilización de engobes no cocidos sobre capas cocidas.

Los excesos de cera existentes en algunas cerámicas nos dicen que algunas piezas no fueron cocidas.

Francesca Casadio y Gwénaëlle Gaultier han formulado la hipótesis de que el aspecto mate y granuloso de cualquier negro en sus pinturas son debidos a la presencia de arcilla y de silicatos (Casado, Gaultier, 2011)

Estas capas son muy sensibles al roce y aparecen muy craqueladas y levantadas. (Fig 32)

 

3 SIMILITUDES DE ASPECTO DE LA SUPERFICIE DE LOS MATERIALES ENCONTRADOS EN EL TALLER DE PICASSO Y LAS CAPAS PICTÓRICAS

 Con el fin de determinar las diversas técnicas y los consecuentes deterioros, se ha intentado trazar las analogías existentes entre el estado de la materia de los botes, los tubos y otros materiales en la superficie y el estado de la superficie de las obras de Picasso.

 

En los botes de Ripolín® Blanco utilizados (un bote de Ripolin® 500 blanco 501, Gel Mat de Ripolin® Blanco) se ha observado el amarilleamiento del aglutinante y el «dibujo» de la mezcla del color que se encuentra en las pinturas de Picasso, la resina en la superficie del producto no mezclado, así como la «piel» (capa muy fina) que se han formado por encima de las fisuras del material similar a la que encontramos en sus capas pictóricas. (Fig 33,34)

Los aglutinantes sintéticos (esencialmente resinas alquídicas) aparecen en los catálogos de Ripolin® al menos a partir de 1936. Están presentes en el Ripolin® 500. (Casadio, 2011). Muchas pinturas de los años 30 tienen el aspecto del uso de la pintura industrial.

En las fotografías tomadas a partir de 1950 en los talleres de Picasso en Vauvenargues y en La Californie figuran varios de estos botes.( Fig 35)

La difusión a gran escala de las resinas gliceroftálicas (alquídicas) no comenzó hasta después de 1955.

Al parecer Picasso utilizó Ripolin® blanco como base de la mezcla con la pintura al óleo de uso artístico (McCully, 2011)(Muir et Langley 2011), así como con otros materiales. En sus pinturas, constatamos que sus «costumbres» se encuentran a lo largo de toda su carrera; a veces se dejan de lado para reaparecer «reactualizadas». Picasso explica a su amigo Roland Penrose que ha incorporado pintura al óleo común sobre Ripolin® mate (sin duda Ripolín® blanco) (Cowling, 2006). Al principio de su carrera, Picasso tenía la costumbre de tomar blanco, en general Céruse, e incorporar a continuación los colores (McCully, 2011).

Se han observado diferentes colores en los bordes e interior de los botes de pintura Ripolín®. Parece tratarse de pintura al óleo. Aparecen como gotas derramadas y proyecciones, lo cual nos indica una mezcla. Además se ha podido constatar derrames y zonas contraídas «característicos» de la identificación de la pintura industrial. (Fig 36)

En un papel Kraft se ha encontrado un bote de tinta pegado así como derrames de la misma. La tinta, que es muy espesa, en el papel Kraft asemeja a una capa de pintura al óleo pero muy quebradiza. Los efectos tornasolados que se han encontrado en las obras pintadas en posición horizontal podrían deberse al añadido de un disolvente en gran cantidad en la pintura ya colocada sobre el soporte, pero también al añadido de un material como la tinta. Existen varias pinturas en la colección con efectos tornasolados en su mayor parte de color negro. (Fig37)

A su vez, no se debe excluir el uso de tintas de color con Ripolin® blanco. El uso de tinta en la cera puede resultar asimismo una hipótesis.

En la parte superior y los bordes de los botes de pintura de la marca Ripolin® (de los cuales una de las tapas probablemente fue usada como paleta) se han observado los diferentes tipos de craquelados encontrados en sus pinturas (craquelados prematuros, abiertos…) así como burbujas abiertas o cráteres de secado (Muir, 2011). (Fig. 38,39, 40,41)

En los tubos de pintura al óleo se puede observar la resina amarillenta o marrón, aún pegajosa o dura y quebradiza. (Fig 42, 43, 44)

En las capas pictóricas de las obras de los años 1930 no solo las obras de los años 50, 60 y 70, se ha constatado una evolución material en las resinas amarillentas, unas se han vuelto secas y plásticas, y otras se han vuelto duras y quebradizas. (Fig 45, 46, 47)

El carmín de garanza y bermellón que se observan en los tubos empezados se han quedado pegajosos. Este aspecto de superficie pegajosa se ha integrado como degradación, puesto que el material está en plena evolución. Se ha podido comprobar que, en determinados casos, con el tiempo, se ha producido un endurecimiento, a veces asociado con una evolución material que ha llegado hasta su ruptura o a un estado pegajoso que ha perdurado conllevando riesgos importantes de cubrirse de polvo, adherirse a otra superficie o aplastarse. (Fig 48, 49, 50)

También habría que considerar la posibilidad de que el efecto pegajoso se deba al hecho de que Picasso haya utilizado el aglutinante que suele quedar en suspensión antes de ser mezclado en los botes de pinturas industriales.

El uso de los «Standolies» como aglutinante es otra explicación posible. Los «Standolie» fueron utilizados en la elaboración de las primeras pinturas industriales. También fueron usados en otras pinturas artísticas. Pero tal y como se menciona anteriormente son más viscosos que los aceites crudos correspondientes, menos permeables y menos secativos porque no tienen sales metálicas, (Nedley, 1969).

Los derrames del «aglutinante coloreado» o los excedentes de óleo que se han encontrado en los tubos de pinturas al óleo (en particular sobre el carmín de garanza) de su taller son muy similares a los encontrados en las pinturas. (Fig,51, 52, 53)

En cuanto a la absorción de aceite de los pigmentos, Marc Havel nos advierte de los peligros de una absorción importante de aglutinante por parte del pigmento que puede abocar en una abundancia demasiado grande de medio en el estrato terminado. Nos habla de «sinéresis» en el transcurso de la formación de arrugas, presenciamos un encogimiento de la trama de la red y una expulsión de materia fluida hacia la superficie de la capa. (Havel, 1988) ¿Podríamos pensar entonces que los exudados son consecuencia de este fenómeno?. (Fig, 54,55)

Nos encontramos con colores aplicados directamente del tubo sobre las obras con los «excedentes de aceite». El uso de la superficie pictórica como paleta para la mezcla de colores se encuentra en numerosas pinturas. K. Muir habla de las obras realizadas en Antibes en relación al procedimiento «húmedo sobre húmedo» que se acerca a la «negación» del uso de la paleta y del efecto «sorpresa» del material que actúa solo (próximo a la técnica de la cerámica, que deja aparecer los colores después de la cocción). (Muir, k, 2011)

Esta aplicación directa del tubo, sin que se haya llevado a cabo la mezcla de los diferentes productos constitutivos de la pintura, puede ser responsable además de los problemas de secado de las resinas amarillentas «pegajosas». El estudio de las paletas y de los tubos muestra que la mayor parte de los aglutinantes de las pinturas «no mezclados» resultan todavía pegajosos.

Las paletas han sido también objeto de estudio. En ellas se pueden apreciar claramente la técnica de mezcla de colores con empastes y materias muy fluidas y brillantes, y zonas de resinas pegajosas. Se han encontrado zonas de craquelados cerrados, deterioros muy presentes en las capas pictóricas identificadas como «pintura industrial» de Picasso. (Fig 56, 57)

En el análisis (microsección, microscopio IRTF, microscopio óptico) llevado a cabo de las muestras tomadas de una paleta fechada en el reverso en 1940 no se encontró ninguna pintura gliceroftálica. Es muy complicado diferenciar el óleo del standolie (los análisis no permiten saber si el material está cocido o no).

En otras paletas aparecen zonas de blanqueamiento de marrones y negros mezclados a veces con otros colores que son similares a los encontrados en las obras de los años 1920. Aún no se ha realizado ningún análisis de este material pero al aparecer tanto en las obras como en las paletas se podría tratar de un problema químico de material. Las paletas y las obras estudiadas han estado sometidas a condiciones medioambientales diferentes a lo largo de los años.

 4 CLASIFICACIÓN DE LOS DETERIOROS

 

 

 

Con toda la información recabada en la base de datos y en los informes de estado de obra hemos establecido un cuadro con la clasificación de los deterioros.

Nos encontramos con numerosos problemas de craquelados abiertos con zonas levantadas y con descohesión de las capas, en particular con los colores bermellón y amarillo. A su vez, nos encontramos con descohesión entre las capas o «pelados» entre dos capas de pinturas industriales y descohesión «mecánica» entre una capa de pintura industrial y la preparación de la obra, efectuados por «restregado» sin que haya alteración de la capa de preparación de aspecto graso. (Fig 59, 60, 61a)

Esta descohesión entre capas parece ser debido al no respeto de la regla graso sobre magro. Marc Havel habla del peligro de aplicar una capa de pigmento cuyo índice de absorción de aglutinante sea bajo o medio sobre una capa con un índice superior, pues la capa pictórica correría el riesgo de levantarse en una placa (cada pigmento tiene su índice de absorción de aglutinante).

Hemos constatado que los marrones, negros y verdes (de aspecto muy mate), eran muy sensibles a los blanqueamientos. (Fig 62, 63, 64)

Solo se ha encontrado un caso de amarillo en el que toda la superficie de la obra presentaba blanqueamiento.

La mala absorción de aceite de los pigmentos, el empobrecimiento en aceite del aglutinante para conseguir una materia mate, la permeabilidad y la porosidad de la capa pictórica son factores que parecen haber favorecido el «aprisionamiento» del vapor de agua en los intersticios que han permanecido libres (exentas de aglutinante) y ser la causa de este efecto de blanqueamiento.

Puede ser que Picasso haya utilizado fondos porosos. Hemos encontrado pedidos de lienzos «absorbentes» y «semiabsorbentes» de Lefranc Bourgeois®. Las burbujas abiertas que se encuentran en numerosas preparaciones o capas pictóricas pueden ser además una señal de porosidad de los soportes o de aglutinantes ricos en disolventes, no obstante, en las capas pictóricas de las pinturas industriales, se deben con frecuencia, al aprisionamiento de las burbujas de aire que explotan durante un secado rápido del material.

Del mismo modo podemos considerar un proceso de microfisura de la capa pictórica que conlleva la opacidad del material y la «veladura» del mismo.

En las pinturas, tenemos tenso-activos o agentes tixotrópicos que podrían ser responsables de una cierta sensibilidad al agua y promover la permeabilidad de la capa de pintura (Roche, 2003)

Hemos constatado exudados que son sensibles a los microorganismos. (Fig 65 a y b)

Estamos a la espera de recibir los resultados de los análisis para determinar qué tipo de componente es el que atrae a los microorganismos. Petit y Valot nos recuerdan que la función ester del acetato de polivinilo es sensible a la hidrólisis y a la saponificación. La aparición de las funciones alcohólicas a lo largo del enlace macromolecular puede hacer una modificación de las propiedades del polímero, particularmente su solubilidad y su sensibilidad a los microorganismos (Valot, H y J, Petit, 1988)

También, craquelados de secado «no evolutivos» (Fig 66, 31b, 67 a y b,), y craquelados «evolutivos» (Fig. 68,69). Desde hace unos diez años, se han documentado mediante los informes de conservación de las obras varios casos importantes de evolución de craquelados.

Además se ha constatado la presencia de cristalizaciones con forma de escamas estrelladas muy finas o como cristales de dimensiones más grandes con un brillo nacarado. (Fig 70, 71 a y b)

Existen ocho obras en esta colección que están afectadas por este fenómeno fechadas entre 1939 y 1965. Las cristalizaciones aparecen sobre diferentes soportes y bases de preparación de manera muy repentina. (Fig 72, 73, 74)

Los informes de estado de conservación de las obra permiten observar que, en ocasiones, las cristalizaciones se han desarrollado en el plazo de un mes.

Las cristalizaciones existen tanto en obras enmarcadas como no enmarcadas así como en un medio «estanco» o al «aire libre». Las zonas de color y el aspecto de superficie afectada difieren. Las superficies «cristalizadas» van desde algunos centímetros a la totalidad de la superficie. Hemos constatado igualmente una cristalización que ha aparecido en el cristal Mirogard de protección de la superficie en el marco de una pintura sobre tabla de 1964 cristalizada en su totalidad.

Los resultados de los análisis de las cristalizaciones (mediante microscopio óptico, MEB/EDX, Raman) de una pintura sobre metal de 1962 (pintura alquídica), de la pintura sobre tabla de 1964 (gliceroftálica) y de su cristal Mirogard®, han demostrado que se trataba de polietileno. (Fig 75)

Si se tiene en cuenta que Picasso ha utilizado la cera polietileno, quizá nos encontremos en presencia de una «separación de fase» y un fenómeno de «cambio de estado» de la capa pictórica que habría facilitado y conllevado un afloramiento en la superficie de los «cristales» de polietileno.

Wolbers hace referencia al movimiento de los tenso-activos en las pinturas acrílicas que han sido sometidas a vibraciones y de una emanación a la superficie de la capa pictórica de los tenso-activos en forma de exudado.

¿Estamos en presencia de un fenómeno similar al obtenido como resultado en los análisis de las pinturas gliceroftálicas?

Las cristalizaciones de polietileno están presentes en toda la superficie del metal pintado. Parece que un análisis FTIR – pirólisis-GCMS permitiría determinar si la cera polietileno ha sido utilizada en la preparación de la pintura. Su presencia podría contradecir la hipótesis de un origen externo.

La pintura sobre metal presenta ampollas en la capa pictórica, importantes zonas levantadas y «hundimiento» de materia que dejan ver una capa subyacente verdosa muy quebradiza (Fig. 76)

El informe del análisis químico EDX indica que, al parecer, la resina alquídica es objeto de un proceso de saponificación en presencia de potasio. Muestra la presencia masiva de potasio, así como trazas de hierro, azufre, zinc y cobre (probablemente su origen venga de las zonas de coloración verdosa que se observa en el material).

Así pues, nos encontramos en presencia de cristalizaciones de sales de potasio y polietileno.

Se han examinado todos los metales pintados de las colecciones sometidas a estudio y ningún otro presenta tales deterioros. El potasio cáustico es una base susceptible de dar lugar a la saponificación de una resina alquídica. Puede ser que Picasso lo haya utilizado para un decapado previo del metal antes de la ejecución de la obra. Es posible que este tratamiento de decapado no se eliminara completamente con el aclarado.

El objeto en cuestión es que al menos desde 1998 estas obras no han sufrido un problema de higrometría «conocido» que pudiera explicar la disolución y la recristalización de las sales de potasio.

A día de hoy no hemos encontrado factores de degradación responsables de estas cristalizaciones que sean comunes a todas las obras. Francesca Casadio nos advierte de los riesgos que pueden existir en los carboxilatos metálicos y en los oxalatos de zinc omnipresentes en los colores de los cuadros de Picasso de la colección de Antibes y que sería la consecuencia de una reacción de compuestos entre ellos o en contacto con la atmósfera circundante. (Casadio et Gaultier 2011) (Noble et Boon, 2007) (Erhardt et Tunosa, 2005).

Contamos asimismo con varios casos de deterioros de los tratamientos de las superficies de los cristales laminados de los marcos en obras realizadas con pinturas industriales y acondicionadas con gel de sílice que parecen indicar que estamos en presencia de un problema de «contaminación» en un medio cerrado. (Fig 77,78)

Además contamos con una transferencia de «la imagen» de la pintura a los cristales Mirogard® en obras que no tienen cristalización visible en la superficie pictórica. Solo concierne a algunos colores, pero parece que este fenómeno podría deberse a la consecuencia de un exudado de las sales de sodio de los ácidos palmíticos o esteáricos presentes en la pintura industrial y en la pintura al óleo. Estos exudados, se deposita en la cara interna de los cristales de los marcos cerrado. Este fenómeno podría ser el responsable de la «imagen fantasma» de la pintura. (Hackney,S,1990) (Padfield et Erhardt 1987) (Fig 79 a y b)

Se han observado grabados que tiene este problema sobre un cristal normal (la tinta de las grabados están fabricadas normalmente con aceite de lino) (Fig 80)

El material que se queda «pegajoso» en la pintura de Picasso también podría deberse a la exudación de los ácidos palmíticos y esteáricos (plastificantes) que se quedan saturados y no pueden polimerizarse y ponerse rígidos con el oxigeno.

La misión de un plastificante en una capa pictórica de óleo es dejar elástica la materia. Nos preguntamos si este exudado del plastificante puede ser responsable de los craquelados que están presentes en la superficie de muchas pinturas que ni siquiera han sido cambiadas de ubicación.

 

En algunos casos la capa de pintura de aspecto brillante está cubierta con pelusa adheridas que sugieren que la capa de pintura permaneció pegajosa durante cierto tiempo. El «secado» de la pintura en un ambiente cerrado podría ser la causa de este tipo de «cristalización» trasferido al cristal MIROGARD®.

  1. LA IMPORTANCIA DE LAS REGLAS DE APLICACIÓN DE LOS MATERIALES

 

Los materiales que constituyen una pintura se degradan de manera diferente durante su envejecimiento. Esta degradación va en función de su estabilidad química, mecánica y de su estado de conservación original. La fatiga del material es responsable de la evolución de los craquelados, pero también hay que tener en cuenta los tiempos de secado, la superposición de capas y el no respeto de la regla «graso sobre magro».

Fig.81. Curva de fuerzas-deformación de un polímero (M.F.Mecklenburg)

El comportamiento elástico o rígido de un material depende del aglutinante y de sus aditivos, así como de la preparación de la obra y la edad de la misma (Wiles, 1991) (Roche, 2003). Además la naturaleza de los pigmentos ejercen una influencia determinante sobre las propiedades mecánicas de una capa de pintura (Havel, 1988)

De ahí la importancia de conocer los constituyentes de la pintura y su preparación para prever eventuales riesgos de deterioro.

 Nos preguntamos si Picasso ha utilizado resinas vinílicas mezcladas con cera que contiene aceite. Se conoce que en la fabricación de lacas industriales de secado rápido se han utilizado resinas vinílicas (VAGH) (Learner, 2004).

Además, M.F.Mecklenburg insiste en la importancia de conocer el histórico de conservación de las obras que puede cambiar la curva elástica, rígida y plástica de un material. Cada fase será mayor o menor dependiendo de la vida que haya tenido la obra. El histórico de la obra es definitivo para llegar antes o después a la fase de rotura del material.

Las zonas de craquelados «evolutivos» los cuales se mencionan en apartados anteriores, aparecen también en obras que están «en reposo», pinturas guardadas en reserva, con una temperatura y HR adecuada y colocadas sobre tacos de espuma para evitar cualquier riesgo de vibración que se pueda producir dentro del edificio. Quizás esta «evolución» de ciertos deterioros como el de los craquelados activos, podría ser debido a este fenómeno.

Nos preguntamos igualmente si la pérdida progresiva de las cualidades físicas de los plastificantes (ftalatos) o el fenómeno de la exudación de los plastificantes (tipo ácidos palmíticos….) que generan un cambio en la capacidad de deformación de la capa pictórica son los responsable de la ruptura de dicha capa. O si es la nitrocelulosa presente en las resinas alquídicas bajas en aceite (de 30% a 45% de aceite) y medias (de 45% a 56 % de aceite) presentes en las lacas de los años 1930, que permite un secado rápido del material (Crook et.Learner, 2000).

El comportamiento de estas emulsiones es complejo, teniendo en cuenta el número importante de aditivos presentes en las formulaciones. Incluso si el riesgo de ruptura de la capa pictórica parece mínimo, deben tomarse en consideración los posibles efectos a largo plazo. (Hagan et Charalambides, 2006).

Por ejemplo, parece ser que las pinturas creadas para una exposición a las condiciones medioambientales exteriores contienen estabilizantes ultravioletas que pueden generar craquelados y el blanqueamiento de los materiales al envejecer (Michalski, 2010).

Se conoce que el porcentaje de aceite contenido en la pintura alquídica y la naturaleza de este aceite afecta a propiedades como el secado, el brillo, la dureza y la flexibilidad y que esta resina (alquídica) es compatible con el Standolie y resinas naturales como la colophane que tiene la capacidad de romperse con el tiempo.

Sabemos que Picasso compraba una cantidad muy importante de secativo y que su proporción puede influir, además de en el secado, en el envejecimiento de la capa pictórica. La pintura industrial debe ser aplicada en capas finas, Picasso la aplicaba en capa gruesas y ponía muchas capas unas sobre otras con un porcentaje de secado diferente, lo cual da lugar a una «red» de craquelados.

El aspecto de las superficies de las capas de preparación de las «pinturas industriales» es muy variado. Picasso podía superponer numerosas capas de encolados y preparaciones de composiciones diferentes (Rioux, 1979) asociadas a una superposición de capas pictóricas heterogéneas. Las preparaciones son a veces mates, sensibles al agua, de naturaleza magra, muy finas y no parecen haber recibido una capa inicial de imprimación. En los años 50, 60 y 70 pueden ser aplicadas mediante varias capas con una «imprimación» más grueso y brillante, de naturaleza grasa, a veces aparecen reservas de técnica con zonas de más carga de materia al nivel de las irregularidades de la superficie de la trama de la tela, muy blancas y de naturaleza grasa. (Fig 82)

Pueden ser de color gris o rojo, en algunos casos también negras. Entre 1925 y 1937 las telas preparadas con blanco de plomo tienen una capa suplementaria de imprimación de blanco de zinc y después a partir de 1938 se da el caso contrario (las telas preparadas con zinc tienen una capa de blanco de plomo). Esta manera de aplicar el material influye en la conservación de la capa pictórica de las obras.

Las preparaciones a veces se cubren en su totalidad con una «pintura industrial» por lo que son utilizadas como «imprimación». También encontramos en las pinturas de los años 1910 y 1920 una capa de « resina » que ha amarilleado y que parece haber sido aplicada con brocha sobre las telas preparadas.

También nos preguntamos si Picasso utilizó fijativos. Si es así, ¿qué influencia podrían tener a nivel de degradación? ¿Son los responsables de la coloración amarillenta que vemos en algunas preparaciones?. (Fig.83)

En una entrevista filmada con Duncan, el fotógrafo nos cuenta una historia acerca de obras que había fotografiado. Cuenta que las obras estaban cubiertas de polvo, método con el que Picasso decía que los protegía. Duncan recuerda usar un plumero para limpiar una obra realizada a carboncillo la cual quedó dañada porque el carboncillo no estaba fijado.

En los archivos se ha encontrado una carta de 1958 en la que un proveedor hablaba de enviar un spray tras la solicitud de Duncan. No se han encontrado fijadores en el taller de La Californie. En pinturas, especialmente de los años 30, el carboncillo de los dibujos iniciales que están como reservas de técnica, aparecen mezclados con la capa de pintura, lo cual indica que no estaban fijados. (Fig 84)

Sin embargo, en una foto de Otero de octubre de 1966, vemos a Picasso re-trabajando con carboncillo en la obra Los amantes, 1919 y aplicando fijativo sobre las partidas de carboncillo (catálogo de Picasso visto Por Otero, Museo Picasso Málaga). (Fig85)

Es posible que Picasso no solo re-trabajara en sus obras utilizando carboncillo y fijativo, sino que también podría haber trabajado sobre obras pintadas años antes con diferentes materiales.

La composición material de la obra puede ser responsable de algunos deterioros. La ruptura de la película de pintura se ha podido acentuar además por los «defectos» de preparación como las burbujas de aire, los elementos extraños o los «vacíos intersticiales» (Roche, 2003). (Fig. 86)

Se conoce que en un material heterogéneo, el elemento que posee la rigidez más importante

impone su comportamiento a los demás componentes. Según Mecklenburg, los encolados y las preparaciones son en gran parte responsables del deterioro de las pinturas; la selección de las colas y su preparación influyen en el comportamiento mecánico de la capa pictórica durante las variaciones termohigrométricas (Roche, 2003) (Ackroyd, 1999).

Tal y como se ha constatado mediante las fotografías de archivo, parece ser que numerosos deterioros de las superficies de las capas pictóricas sobre distintos soportes han aparecido desde el principio. Así ocurre, por ejemplo, con las acumulaciones de resina o aglutinante amarillo anaranjado, con los deterioros llamados «despellejado» que suponen una separación de las capas pictóricas «industriales» superpuestas así como con los blanqueamientos.

La naturaleza de los secativos y la manera de incorporarlos parecen influir en el secado de las pinturas alquídicas que están fabricadas a base de aceite de soja y en su resistencia a las «veladuras». Las «veladuras» pueden sobrevenir algunas semanas después de la aplicación, sobre todo particularmente en una atmósfera húmeda (Grandou et Pastour, 1966). Esta hipótesis podría explicar el blanqueamiento de las materias de determinadas pinturas puesto que las obras estuvieron expuestas en sitios muy húmedos. (Fig 87)

Hoy en día no parece que los estudios científicos que se han efectuado hayan revelado un uso importante de resinas sintéticas en su capa pictórica (Casadio et Gaultier, 2011).

Al parecer, Picasso utilizó productos industriales que se pretendían asemejar al aspecto de la pintura al óleo y puede que hayamos eliminado de nuestro estudio pinturas a base de resina sintética. Los folletos publicitarios de Chrysolyte® muestran que los fabricantes de pinturas industriales persiguen cualidades visuales y estéticas similares a la pintura al óleo para atraer a los artistas, pero se conoce que tanto las cualidades físicas como de «conservación» fueron modificadas para hacer el producto más atractivo.

Solo el análisis de las capas pictóricas y de los materiales permitirá determinar si Picasso utilizó realmente las resinas vinílicas y las ceras de polietileno que se han encontrado en su taller de La Californie. Los resultados de los análisis ATR-FTIR de las muestras de resinas de los tubos de Chrysolyte® y de la resina esmalte Aster® confirman que se trata de un poliacetato de vinilo. (Fig 88)

Se puede aventurar que Picasso parece haber querido recrear el efecto «pintura industrial» con sus propias recetas, utilizando mezclas de materiales que no tenían por qué ser necesariamente compatibles. Esta «preparación personalizada» de la materia pictórica ¿será la responsable de los deterioros que aparecen desde hace años en sus pinturas? ¿Podemos realmente conocer el envejecimiento de estos «materiales mezclados» con tan poca tiempo, sabiendo que su «composición» tan cercana genere más hipótesis que certezas?

Es posible que Picasso fuera consciente de «sus defectos» de aplicación de las reglas en la utilización de los materiales y que los aceptara. Hay ejemplos de pinturas que muestran en sus capas estratigráficas que Picasso efectuó nuevas aplicaciones sobre las preparaciones craqueladas y sobre capas pictóricas con lagunas (Fig 89, 90, 91); en ocasiones se pueden ver escamas de pintura que se mezclan en la materia.

Picasso ha conservado durante toda su vida las obras que presentan deterioros de preparación material de la obra. (Fig 61b)

Se piensa que el artista no ha percibido estos «accidentes» como tales deterioros puesto que se han encontrado en los archivos notas que indican que Picasso hacía restaurar sus obras

6 CONCLUSIÓN

El dominio de la materia mediante técnicas y materiales nuevos; la fidelidad a los proveedores con el fin de obtener un mayor conocimiento de los productos; la relación privilegiada con su material; la experimentación; el cuidado de los productos «conocidos» y la modificación de los mismos para que el propio material forme parte del proceso creativo; la conservación de la huella del material existente, recreado o no, para crear, «renovar», durante toda una vida, los materiales y las técnicas; la aportación de pruebas fechando o numerando el reverso de los bastidores o los lienzos de las obras, o dejando aparecer los arrepentimientos más o menos escondidos… En ocasiones, los arrepentimientos forman parte integral de sus obras, pero se pueden encontrar asimismo escondidos. En ese caso, nos encontramos ante un «recubrimiento» más que ante una destrucción. Esta presencia «accesible» desvela el apego del artista al proceso creativo. Sus pinturas se asemejan a sus cuadernos de dibujo, cuyas hojas se superponen pero jamás se mezclan: son cuadros «tixotrópicos».

Todas estas características forman parte de la técnica pictórica de Picasso.

Tras todo el estudio realizado a lo largo de estos años, pensamos que Picasso dominaba la materia utilizando técnicas y productos nuevos y además la posibilidad de volver a trabajar sus obras muchos años después con productos nuevos. Los análisis efectuados en las pinturas de los años 1950 y 1960 de la colección parecen indicar que Picasso utilizaba pinturas alquídicas en sus obras.

En la pintura de caballete en general, se observa claramente la búsqueda de la fluidez de la «materia» y del aspecto «esmaltado» del material antes de que existiera la pintura industrial. Cuando observas, por ejemplo, las pinturas de Rubens o los óleos sobre papel de Delacroix se puede ver este aspecto fluido de la materia, y a veces este aspecto «esmaltado» del óleo extrañamente reminiscente en las «capas de pintura industrial». Picasso se inspiró probablemente en estas técnicas antiguas y trató de cambiar la apariencia de la pintura al óleo, incluso antes del uso de la pintura industrial y sin duda después de utilizarla. Parece que Picasso se ha aprovechado de los conocimientos de los químicos de las fábricas de pintura para mejorar su práctica de las técnicas de pintura. Su sed por conocer productos nuevos, el deseo de controlar el material o no, tomar riesgos, y los efectos impredecibles de la materia parecen ser parte de su investigación.

El conocimiento del proceso de envejecimiento de los materiales resulta primordial para recomendar determinadas condiciones de conservación.

El fenómeno de la «imagen fantasma», al parecer, está bastante extendido en las colecciones museísticas de las obras pertenecientes a la segunda mitad del siglo XX.

Nos preguntamos si los fenómenos de cristalización que aparecen en las obras que se han sometido a este estudio son intrínsecos al material o bien son el resultado de deterioros externos controlables. ¿Vamos hacia un deterioro «irreversible» de la capa pictórica? ¿Cuáles son los tratamientos posibles de conservación preventiva que eviten un cambio de estado de la superficie de la capa pictórica?

Es posible que Picasso utilizara en sus obras materiales sintéticos cuya formulación fue cambiada posteriormente al lanzar el producto al mercado. La composición de los materiales de prueba podrían ser los responsables de los deterioros.

No es fácil anticipar los deterioros de estos materiales sabiendo que las reglas de aplicación de la materia juega un papel determinante en el envejecimiento y que no disponemos de muchos elementos de comparación.

Los análisis químicos de los componentes de la pintura y la comparación de experiencias de diferentes museos y colecciones son indispensables para aventurar nuevas hipótesis, así como para rechazar otras existentes.

Diciembre 2012, Claire Guérin

 

  1. BIBLIOGRAFÍA

 

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Daniel –Henry Kahnweiler marchand, éditeur, écrivain ; 1984, Centre Georges Pompidou, 110

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Catalogo de exposiciòn :

Picasso visto por / as seen by Otero. Málaga: Fundación Museo Picasso Málaga. Legado Paul, Christine y Bernard Ruiz-Picasso; Madrid: La Fábrica, 2012.

-Conmigo, yo mismo, yo: retratos fotográficos de Picasso / [editado por Kerstin Stremmel]. Málaga: Fundación Museo Picasso Málaga. Legado Paul, Christine y Bernard Ruiz-Picasso; Ostfildern: Hatje Cantz, 2011.

Agradecimientos:

Quiero agradecer a aquellas personas sin cuya ayuda este estudio no hubiera sido posible: Fundación Almine y Bernard Ruiz-Picasso para el Arte (FABA), Museo Picasso Málaga, Malek Zeggout, Francesca Casadio, Carmen Alcade, Françoise Gaston, Isabelle Duvernois, Lucy Belloli, Julie Arslanoglu, Nathalie Balcar, Grégory Candor de la sociedad Bruker, Géraldine Guillaume Chavanes, Sylvie Fresnault, Jeanne Sudour, Chantal Ouéri de la sociedad Archipel.

Tambièn, quiero agradecer particularmente el apoyo y la ayuda preciosa de Laura Resina y Brigitte Lam.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

version française FINALE dec 2012 mlkz

CONSERVATION AND SAFETY CONDITIONS

In this document, we set out the conservation and safety conditions for ………works of art to be lent by ………….to ……….. for the …… exhibition from ……… to …………….

The document covers all the usual matters concerning the transport and exhibition of works of art.

INTRODUCTION

The terms for the loan must be approved, initialed and signed by the person designated for this purpose by the institution organizing the exhibition, and returned to …………. with a copy by e-mail to ………………

The Standard Facility Report, the thermo-hygrometric measurements of the exhibition rooms for the previous year (same date of the exhibition), verification reports of the air-conditioning system and fire-prevention equipment, the insect-eradication monitoring report and the timetable of the exhibition must be sent to the attention of ……… at the following e-mail address: ……………..and by post to the following address: …………. The loan will only be effective after examination of these documents.

The conservator-restorer of ……………. will be in charge of the preparation of the works of art. The conservator-restorer or the courier of ……….. will assist and oversee all unpacking and packing operations, the final installation, the lighting of the works of art, the fixing of descriptive labels, the distancing of the works of art (if necessary), as well as the dismantling and packing.  For security reasons, the lender may request an increase in the number of the security agent in the rooms of the exhibition.

If this is an itinerant exhibition, these terms must be approved and signed by all the organizing museums and institutions.

I. TRANSPORT OF THE WORKS OF ART 

A) Packing and transport

1. The method of packing, the manufacture of crates and the transport of the works of art shall be decided by their owner.

2. ….’s conservator-restorer or …..’s courier shall be responsible for the preparation of the works of art and will assist and oversee all packing and unpacking operations.

3. The packing, transportation, unpacking, installation and dismantling of the works of art must be done by staff specialized in handling works of art.

4. The manufacture of the crates, packing of the works of art and corresponding export formalities (temporary export, certificates, customs, timetable of the operations…) must be done by a company specialized in packing works of art, which will be chosen by their owner.

5. If the packing company does not also take charge of transportation of the works of art, the crates must be delivered to the appointed carrier on the day of departure. The owner of the works of art reserves the right to not accept the carrier chosen by the organizing institution.

6. The timetable and the transportation dates, and, if applicable, the place planned for an overnight stop, as well as the Facilities Report, shall be notified to …., whenever possible, 30 days before the date scheduled for the departure of the works of art.

8. If works of art from other lenders are to be carried with the works of art lent by …., ….. must be informed of the total number of crates to be loaded in this shipment, the loading plan, the origin of the works of art, the places where they are to be picked up and delivered, and the itinerary, etc.

9. If there are other places of exhibition, …. must be provided with the itinerary for transportation between the exhibition venues 30 days after the beginning of the first exhibition venue.

B) Transport by truck

1. The trucks used must be equipped with hydraulic or complete pneumatic suspension, an elevating tailgate and air conditioning. The air conditioning must be powered by an electric auxiliary motor with socket three-phase and must remain in continuous operation. If these conditions are not met, the ….. courier is authorized to prevent the crates from being loaded. There must be a calibrated electronic measuring device in the truck when the crates are loaded.

2. The crates must not be piled on top of one another inside the truck. All material in the truck must be securely fastened. Climbing on the crates while they are being positioned is formally prohibited. All crates must be fastened securely. The loading plan must be sent to …… before the date of departure. The distance between the last crate and the door of the truck must be 1 meter minimum. If, in the opinion of the accompanying ….. courier, there is not a sufficient number of trucks, the ….. courier may refuse to allow the crates to be loaded.

3. The transport shall take place without intermediate stopovers, and the crates shall be delivered directly to the organizing institution. If the trip cannot be completed within the maximum authorized driving time, the trucks must be parked in covered, locked, air-conditioned and guarded warehouses, with alarms. In this event, the crates shall remain in the trucks and must not be unloaded under any circumstance.

4. The accompanying …… courier must be informed of the transportation itinerary. Legislation applicable to road transportation must be respected at all times. The ….. courier is entitled to see the schedule.

5. The selected carrier must confirm by e-mail its agreement to meet all the conditions of the owner of the works of art. In the event of a stop-over, if the warehouses do not meet the owner’s conditions, the ….. courier is authorized to prevent the trucks from parking and to demand that another qualified driver replace the one who has already driven his maximum time.

C) Transport by plane

1. The final loading onto pallets must be done in the presence of the ….. courier and no change may be made in his absence.

2. The crates may not, under any circumstance, be stacked on top of one another. If there is not a sufficient number of pallets, the …. courier may refuse to have the crates loaded.

3. Depending on the number of crates, the owner of the works of art reserves the right to demand a whole pallet. All goods placed beside the works of art must necessarily be verified by the …. courier. The crates must be separated and protected by sheets of plastic.

4. A forwarding agent appointed by …. shall accompany the crates from where they are loaded onto a pallet to where they are loaded into the plane hold. Similarly, when the aircraft arrives at its destination, if he cannot accompany them, the organizing institution shall hire a duly-approved security agent to replace him.

5. The crates must never be left unattended at any time. During the plane boarding procedures carried out by the …. courier, the forwarding agent must provide another person to guard the crates. Only on the forwarding agent’s confirmation of the final loading of the crates into the plane hold may the …. courier board the plane.

6. The …. courier must be present when the crates are unloaded from the pallet on the plane’s arrival.

7. For the transfer from the airport to the exhibition venue, at least two people must be assigned to load and unload the pallets.

8. In the event of joint transport of works of art belonging to different parties, the …. forwarding agent must provide sufficient trucks to transfer the crates individually to each place of storage.

D) Arrival, unpacking and packing

1. The work of art will be at the place of exhibition about five days before the inauguration. At the end of the exhibition, it must be dismantled and packed on the first day of the dismantling of the exhibition. The lender reserves the right to choose the dates of transport for the return of the work of art.

2. Trolleys with air wheels (inflatable tyre) must be used to move the crates.

3. The ….. courier must be present at the handling and unpacking of the crates.

4. The packing, transportation, unpacking, hanging and taking down or installation and dismantling of the works of art must be done by staff specialized in handling works of art.

5. In order to verify that the required conservation and safety conditions are complied with, the …. courier must check the building, the exhibition rooms, the showcases and the locations planned for the works of art before they are installed. The crates may not be opened before this verification has been effected. If the conservation conditions are not met, the owner is entitled to refuse to let the works of art be unpacked.

II. INSTALLATION AND DISMANTLING OF THE WORKS OF ART

1. The installation plan for the works of art must be notified to …. at the latest 15 days before the start of the installation. The walls in the exhibition area must have been painted at least 15 days prior to the start of the installation.

2. The security agents must be present in the exhibition rooms both on the arrival and on the departure of the works of art; they must also be present during their installation and dismantling.

3. All work needed prior to the installation of the works of art in the exhibition (painting, electrical installation, video …), must be completed before they are installed. The technical data sheet of the paint used for the walls must be notified to …..

4. The packing and transportation, unpacking, installation and dismantling of the works of art shall be done by staff specialized in the handling of works of art.

5. The crates must be placed directly in the exhibition rooms. They must be opened and the works of art unpacked at least 24 hours after their arrival in the exhibition rooms.

6. The packing and unpacking of the works of art shall be done in the exhibition rooms. Access to the exhibition rooms shall be prohibited for anyone who is not involved in the tasks of installing or dismantling the works of art (journalists, etc.).

7. Each unpacked work of art must be installed before the next crate is opened.

8. The works of art must never be placed directly on the floor.

9. Nitrile gloves (without talcum powder) must be worn to handle the works of art. These gloves must be available during the entire process of their installation and dismantling.

10. No touch-up of the wall paint in the exhibition area, nor construction work of any kind may be done after the works of art have been hung.

11. The works of art may only be hung on solid walls (temporary or permanent) in the exhibition rooms. Should panels be used to protect the walls in the exhibition building, they must be fixed.

12. The system used to hang the works of art must be fixed, using a security fasteners chosen by the owner, and must be approved by the museum’s insurers. Picture rails may not be used.

13. Works of art not protected by Mirogard or Plexiglas must be placed at a distance from the public by a raised platform at least 30 cm high, a visual barrier (antiskid adhesive tape in colour), or a “fixed” barrier about 45 to 60 cm off the floor at a distance of at least 80 cm from the work of art. The letters used for the labels must be legible to visitors at a distance of 1 meter.

14. The system used for fixing the descriptive labels shall under no circumstance cause vibrations at the level of the works of art (double-sided adhesive mounting tape, silicone…)

15. Works of art not protected by Mirogard or Plexiglas, as well as fragile works of art may only be installed once the neighboring works of art have been hung. The floor in the exhibition rooms must be clean.

16. Once the works of art have been hung, no change may be made without the owner’s prior agreement.

17. After the close of the exhibition, the crates must be placed in the exhibition rooms and opened in the presence of the ….. courier. If the crates were stored correctly, at least 15 hours must elapse before the works of art are placed in them. However, if the storage conditions for the crates were not satisfactory, at least 24 hours will be required before they may be packed.

III. PROTECTION OF THE WORKS OF ART DURING THE EXHIBITION

A) Thermo-hygrometric conditions

1. The usual storage place, the transit premises and the exhibition rooms must be equipped with thermo hygrometers the calibration certificates of which are less than three months old.

2. During the exhibition of the works of art, the crates must be stored in a clean, protected place with thermo-hygrometric conditions similar to those of the exhibition rooms. At the close of the exhibition, the state of conservation of the crates must be the same as that on their arrival. The condition of the crates must be verified before storage.

3. A photocopy of the thermo-hygrometric measurements must be sent to …. once a week throughout the exhibition.

4. The air conditioning shall be in operation 24 hours a day, including on weekends and holidays. Before the exhibition, the installation must be controlled and the antipollution filtres must be changed. A report shall be sent to the lender.

5. The owner of the works of art must be informed immediately of any major changes in temperature and humidity, and of any breakdowns in the air-conditioning system.

6. The level of relative humidity must be between 50% +/- 5% and the temperature between 20º +/- 2°. However, a level of relative humidity of not more than 50% (or less) may be required for certain objects that are very sensitive to humidity. These objects must be installed in air-conditioned showcases.

7. No work of art may be installed near a source of heat, air conditioning or a fan.

B) Lighting of the works of art

1. The level of lighting for oil paintings must not exceed 150 lux.

2. The level of lighting for watercolours, drawings, photo colors, prints and very sensitive paintings must not exceed 50 lux. The sources of light shall be double-coated fluorescent tubes that emit no ultraviolet rays. If such tubes are not available, ordinary fluorescent tubes may be used, combined, if need be with filters that absorb ultraviolet rays, or incandescent lamps with UV Stop. The value observed on the surface of the works of art must not exceed 10 µ W/ lumen. The index of the CRI colour rendering shall be higher than 90. The colour temperature must be roughly 3000° Kelvin. If natural light is admitted, the infrared rays must be severely limited and ultraviolet rays totally blocked. Insulating windows, anti-UV adhesive films and blinds or curtains must be installed. The …. courier must be verified the level of the lux with the mixed natural light and the other sources of light at different hours of the day.

3.  For extremely fragile works of art, the duration of exposure to 50 lux must not exceed 1000 hours per year.

4. For the most fragile objects, mixed techniques and other special cases, the lighting shall be indicated by the ….. conservator during the installation.

5. Outside opening hours, the lighting of the works of art must be reduced. The …. courier must verify this lighting and may require a change of location for the most fragile works of art.

6. There must be a calibrated lux meter in the area where the works of art are on exhibit.

7. It must be possible for the …. courier to verify the lux level on the work of art before leaving the exhibition. If his circumstances do not allow him to do so, the organizing institution must pay accommodation costs and additional fees to enable him to undertake this verification.

C) Showcases 

1. Specifications of the showcases (materials, bracing, lighting, air-tightness…), their position in the exhibition area, the security system and their distance from the public shall be sent to the lender with a signed copy of the conditions of conservation. Depending on the fragility of the objects to be exhibited, the lender reserves the right to request changes or to specify adjustments. The lender must receive photographs or drawings of the stands planned for the showcases. If the showcases are not in compliance with the specifications, the owner of the works of art reserves the right to reject their installation. The bases of the showcases shall be equipped with a “reinforcement” of 10cm or a bar set in the floor to prevent feet from striking into them.

2. The interior of the showcases for ceramics, sculptures, graphic documents, etc., must be painted with acrylic or vinyl emulsion paint (for photographs only acrylic emulsions may be used) at least 4 weeks before the placing of the exhibits inside them.

3. The exhibits must never be in contact with the paint. A piece of non-acidic cardboard or other non-acidic material must be placed between the exhibit and the base of the showcase. Only the use of Medite ZF (without Urea-Formaldehyde adhesive) will be permitted. The descriptive technical data sheet of the materials ordered for making the showcases must be notified to …..

4. To avoid any additional emission of calories, the lighting of the showcases must be external or contained in a special ventilated compartment. Transformers must never be placed under the showcases.

5. Thermo hygrometers must be placed in the showcases before the works of art are installed. The temperature and relative humidity must be controlled 24 hours before the objects are placed in them. If the standards mentioned under these conditions are not met, the owner of the works of art reserves the right to refuse to have them installed.

6. Exhibits placed on stands must be protected. There must be a security zone (distance between the object and the public) of between 90 and 120 cm depending on the fragility of the object, with base of 30 cm high. No retouching of the paint shall be done once the work of art has been installed. The work of art shall not be dusted during the exhibition.

7. A notice stating that touching the works of art is prohibited must be placed near objects mounted on stands.

8. Small-sized works of art, measuring 30 x 40 cm or less, shall be exhibited in showcases on the wall or covered with a protective hood of Mirogard or Plexiglas, with a system of fixed security fastenings.

D) Security and safety

1. The security and safety standards set out in the organizing institution’s Standard Facility Report must be maintained for the entire exhibition. After the Standard Facility Report is read, additional equipment (fire extinguishers, cameras…) may be required.

2. The organizing institution shall send the evacuation procedure for the works of art to the …. conservator-restorer.

3. In the event of a large inflow of visitors, a counting system shall be set up at the entrance to the institution in order to limit the presence of the public and to maintain fire protection standards, hygrometric rates and the security of the works of art.

4. Transit and storage areas and the exhibition rooms must remain locked during the organizing institution’s closing hours and during the installation and dismantling of the works of art. Entries and exits must be controlled by qualified staff (identification by list, passport or badge). The video surveillance system must include a hard-disk recorder.

5. Access to the exhibition rooms will not be authorized for persons not involved in the installation and dismantling operations (journalists, etc.).

6. Whenever people are present in the exhibition rooms (cleaning, changing light bulbs, inspecting the works of art, or for private visits), security guards must be on duty.

7.- For work entailing hot points (soldering, cutting, drilling … of metal) a fire permit, an alarm system in the premises where the work is taking place, a means of fire extinction, a member of the staff to monitor the work, and a round to be made 2 hours after the work, are mandatory. This type of work must be done 5 hours before the personal of maintenance  leave the museum.

8. For large and very heavy paintings that cannot be given priority when being removed by firefighters, protective blankets must be available in a place to which firefighters have access.

9. In connection with the security system for the paintings, drawings, photo, prints…. the key to the lender’s security system must be kept in a secure place chosen by the head of security and accessible in the event that the works of art must be taken down urgently.

10. Metal detectors must be installed at the entry of the building to check all bags.

E) Other

1. The organizing institution guarantees that the conditions for exhibiting the works of art at the time of installation will be maintained for the entire duration of the exhibition.

2. Smoking or bringing food or drink into the exhibition rooms is prohibited. Bags measuring more than 30 x 40 cm, backpacks, suitcases, prams larger than 80×50 cm and umbrellas are also prohibited. On rainy days, coats must be left in the cloakroom.

3. The restorer or the registrar of the organizing institution must carry out regular inspections throughout the period of the exhibition.

4. No handling, restoration, or change in the presentation, framing, or hanging system may be made without the prior written consent of the owner of the works of art.

5. Any damage or accident must be notified immediately to the owner of the works of art by e-mail, fax or telephone. The owner reserves the right to send his restorer to the exhibition venue at the expense of the organizing institution.

6. The lender reserves the right to request special arrangements during the installation of the works of art.

7. School groups, lectures and other groups shall be accompanied by a person from the organizing institution. Only groups of up to a maximum of 25 shall be admitted. The lender reserves the right to request that groups be divided up in accordance with the lay-out of the exhibition.

IV. SPECIAL CLAUSES

1. In addition to the loan conditions set down in this document, the organizing institution undertakes to abide by all the instructions of the …. conservator-restorer on matters pertaining to security, packing and unpacking, handling, installation, warehousing and transport of the works of art.

2. Throughout the duration of the exhibition, the owner of the works of art reserves the right to check their condition and that of the exhibition at any time, at the expense of the organizing institution.  If justified by the state of conservation of the works of art, or if the conservation and security conditions are not met, the owner shall be entitled to remove his works of art before the close of the exhibition.

3. The lender reserves the right to send his courier at any time during the period of the exhibition to check the state of conservation of the works of art. In this event, the costs shall be borne by the organizing institution

4. If the conditions established here are not met during the exhibition, an additional examination of the works of art shall be carried out one month after the end of the exhibition. The report on the condition of the works of art shall only be signed after this additional examination.

5. The closing dates of the previous exhibition and the opening dates of the following exhibition shall be communicated to the lender.

6. In the event of itinerant exhibitions, the works of art shall be examined each time after being transported, in a place of transit chosen by the owner of the works of art.

V – MONITORING OF THE OPERATIONS

A. Before acceptance of the loan:

1. The conditions for conservation must be sent to the organizing institution. These conditions must be returned initialed, dated and signed by the organizing institution on page 15, together with the Standard Facility Report, the thermo-hygrometric measurements of the exhibition rooms for the previous year (at the same date of the exhibition) verification reports of the air-conditioning system and fire-prevention equipment, the insect-eradication monitoring report and the timetable of the exhibition. The loan will only be effective after examination of these documents.

2. Study of the documents.

3. Establishment of an estimate if the works of art should require preliminary preparation (restoration, conditioning, disassembly of the frames and positioning of protective backing, positioning of hanging systems, etc).

B. Departure of the works of art

1. Establishing specifications and estimates for the framing, manufacturing of crates, packing and transport of the works of art, as well as supervision of the operations.

2. Handling of the works of art with a view to choosing frames, checking of dimensions for the framing of paintings and the works on paper and for the manufacture of cases for restoration.

3. Reports on the state of the works of art.

4. Presentation of the works of art at customs

5. Handling for packing and putting into crates.

C. Convoying the works of art

D. At the exhibition venue

1. Checking the building, the exhibition rooms and the showcases.

2. Unpacking the works of art.

3. Checking the condition of the works of art in the presence of the restorer or the registrar of the organizing institution.

4. Supervision of the definitive installation of the works of art.

5. Checking by the security guards.

E. End of the exhibition

1. Tour of the exhibition.

2. Supervision of the placing of the crates in the exhibition rooms. Checking the storage conditions of the crates.

3. Supervision of the dismantling operations.

4. Checking the condition of the works of art in the presence of the restorer or the registrar of the organizing institution.

5. Supervision of the packing and placing of the works of art in crates.

F. Convoying of the works of art

G. Return of the works of art

  1. Unpacking of the works of art.
  1. Presentation at customs.
  1. Condition reports of the works of art.
  1. Handling of the works of art for their return to the lenders.

VI. COSTS OF THE ASSIGNMENT

Costs applicable to the ….. conservator-restorer and the ….. courier accompanying the works of art:

1. An amount of 000,00 Euros (not including taxes) will be invoiced per day.

2. Each day of presence on the premises shall be considered as a day of work.

3. A full day of work shall be due for any day of work that has begun; any overtime will be invoiced.

4. The …… courier’s assignment begins at the time he leaves his home and ends when he returns to it.

5. – All travel expenses (taxi, air fare, train …) hotel and per diem, shall be payable by the organizing institution and shall under no circumstances be considered to be a down payment for which a reduction is due on the invoice.

6. If the flight time is 2 hours or more, the ….. courier will travel in Business Class.

7. The convoying of the works of art by plane or by truck will be invoiced as working days.

8. The per diem shall be remitted to the ….. courier by the carrier or by the forwarding agent before his departure.

9. Any day of work, either convoying the works of art or presence at the exhibition venue, will be included in the calculation of the amounts for per diem.

10. Indicating the intra-Community VAT number of the organizing institution is indispensable and mandatory if it is located in an EU Member State. If not, invoices will be issued with the VAT rate applicable in France (19.6%).

 

SIGNED AND ACCEPTED                                                                     REJECTED   

 Surname ……………………………………

First name ……………………….

 I hereby state that I am fully cognizant of the entire contents of this document (15 pages) and particularly of the conditions relating to the conservation of the works of art (pages 1 to 11), and I accept all of these conditions.

 

Stamp

 

At ………………………………….

Date ……………………………………

                        Signature